Visites estivales

Ou l’Alsace comme on ne l’avait jamais vue…

Enfin la trêve estivale est arrivée avec le mois d’août tant espéré.

Pour démarrer en douceur – été oblige – le premier jour nous avons visité Obernai, ville si belle, si vivante, si alsacienne !… 

La place centrale de la ville.
Cité toujours vivante, ouverte aux visiteurs.

Le jour suivants nous avons visité Mutzig, d’où est originaire une partie de ma famille, avant d’assister, le soir venu, à une dégustation organisée par Odile Schollaert, gérante de « L’Italie dans un verre » (https://vinsitaliens.jimdo.com/), un moment de qualité, tant sur le plan gustatif qu’humain. Molto Bene !

Un autre soir, nous avons également dégusté de succulentes tartes flambées au restaurant Le Marronnier (https://www.restaurantlemarronnier.fr/), à Stutzheim, dans un magifique cadre boisé.


Après le Bas-Rhin, entrons dans le Haut-Rhin. Le lendemain notre visite fut consacrée au magnifique village de Riquewihr. Son climat particulier a rendu possible la culture de la vigne.

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If

Partir.

Partir loin, pour espérer voir du beau, de l’étonnant, du dépaysant, voilà le sens de bien des voyages. Partir loin pour s’évader. Partir loin pour mieux revenir.

Et puis, un jour, au lieu d’aller chercher si l’eau est plus bleue dans la mer d’à côté, ou encore plus loin, notre choix fut de rester tout simplement là. Après un moment maritime aux airs de croisière, impression que ce soleil estival renforçait, nous accostâmes aux abords d’une forteresse voisine.

Une véritable île forteresse, liée éternellement à une oeuvre littéraire devenue mythe. Première forteresse royale de Marseille, François Ier en fut à l’origine. Plusieurs siècles passeront, qui contribuèrent à son développement. J’ai nommé le Château d’If. Bâtisse aux trois destinées : protéger les côtes d’une invasion, couvrir les sorties et le mouillage de la toute nouvelle flotte de galères royales, et surveiller Marseille, rattachée au Royaume de France en 1480. (1)

Nos yeux découvraient un si bel édifice aux lumières imposantes, contrastant fortement avec les obscurités visibles de certains intérieurs. Le soleil n’avait pas faibli, bien au contraire. Devant nous, une vaste cour, des escaliers vers l’étage et, tout autour, trois tours : « la tour Saint Christophe au nord-ouest – qui permet de surveiller la mer, à vingt-deux mètres de hauteur. Puis les tours Saint Jaume et Maugovert au nord-est et au sud-est ». (2)

Sur deux niveaux, de lugubres cellules et cachots.

Cellule du compte de Mirabeau. Cachot dit des « condamnés à morts ».

[Public domain] Wikimedia Commons

Cellule où reposa la dépouille du général Jean-Baptiste Kléber, natif de Strasbourg, dont il lui resta, pour dernier souvenir, ces images du Caire, où il fut assassiné. Là, dans cette cellule, les illustres restes furent même oubliés de la Nation. Quarante années plus tard, on s’en souvint enfin et les honneurs nationaux lui furent rendus, dans sa ville natale. Une réalité qui aurait pu être fiction.

Au rez-de-chaussée, le mythe commence. Ici, la cellule dite « d’Edmond Dantès ». Là, le cachot de « l’abbé Faria ». Par les ouvertures, la mer, d’un bleu profond. Au loin, imposante, blanche de lumière, majestueuse, Marseille. Voici l’épicentre de l’oeuvre magistrale de Dumas. Une fiction qui s’est si bien mêlée à la réalité.

Puis nos pas nous menèrent à un endroit intéressant : le restaurant « Marseille en face ». Marseille était bien en face et la cuisine fort succulente. Avec une découverte : les kaaek libanais : de délicieux biscuits fourrés à la datte, avec de la farine à la place de la semoule (à la mode égyptienne). Bravo, le chef Bruno ! Enfin, on dit que les Marseillaises et Marseillais ne connaissent pas cet endroit. Alors, sachons rester discrets.

(Vous n’avez rien vu.)

L’îlot d’If fait partie de l’archipel du Frioul. Une nouvelle petite croisière nous conduisit vers les îles Ratonneau et Pomègues. Randonnées agréables, cheminements entre ciel et terre, avec la mer comme luxueux écrin.

Une journée idéale, exceptionnelle, à bien des égards. Véritable évasion. Réel dépaysement. Nous avons vu du beau, croisé de l’étonnant. Célébration parfaite d’un printemps enfin là, qu’il nous tardait tellement de retrouver.

En deux mots comme en cent : Molto Bene !

Notes :

1.- Mots tirés du site « http://www.chateau-if.fr »

2. – Précisions du site « https://fr.wikipedia.org/wiki/Château_d%27If »

Berlin, Histoire et modernité (3)

Lorsqu’on se trouve à Berlin, comment ne pas faire un tour du côté des Musées de la capitale et, en particulier, au musée de Pergame (Pergamonmuseum)… [Bodestraße 1-3, 10178 Berlin]. Après un petit moment d’attente nous voici plongés dans le Proche-Orient ancien (domaine qui occupa mon esprit quelques années, à l’Université d’Aix-en-Provence). Depuis le temps ! Nous y sommes. Premier contact : l’imposante Porte d’Ishtar. Oh ! Quelle émotion, lorsque je me suis retrouvé devant le roi d’Assyrie Assarhaddon ! J’ai repensé à son père, le roi Sennacherib et au sage, que dis-je, l’ummanu, Ahiqar, l’immense Ahiqar… Mais je m’égare. Quelle merveille, ce musée ! Toutes ces inscriptions en écriture cunéiforme… Un moment réellement inoubliable.

Plus tard, marchant sur l’avenue « Unter den Linden », j’aperçois sur une colonne, cette affiche annonçant un concert du groupe SISTANAGILA.

Il s’agit d’une formation musicale Irano-Israélienne ! Formidable démarche ! Je prends rapidement l’affiche en photo. Le 7 ? C’est aujourd’hui ! Pour rien au monde nous ne manquerons un tel spectacle. Nous y serons à 20h00.

Après un agréable début de soirée, nous prenons d’assaut le S-Bahn berlinois (profitons-en pour insister sur la très grande qualité des transports en commun berlinois). Mais le trajet se révèle un peu plus long que prévu… Enfin notre station : « Gneisenaustrasse ». Nous cherchons l’église « PassionKirche » dont nous vérifions l’adresse : Marheinekeplatz 1, 10961 Berlin. C’est à deux pas ! Nous y sommes presque. Plus que cinq minutes ! Nous apercevons la PassionKirche. Nous y sommes ! Mais… En reprenant notre souffle, une chose nous étonne : aucune affiche à proximité, pas âme qui vive non plus. Les portes de l’église restent désespérément fermées. Tout cela n’est pas très normal… Nous étions bien le 7 ! Rapide vérification en observant la photo prise dans l’après-midi. Oh non !!! Le 7, oui…

Mais le 7 OCTOBRE 2017 ! C’est incroyable ! Dans l’euphorie de voir une telle formation, nous avions omis ce petit détail… Alors, l’âme en peine, nous avons lentement rebroussé chemin. Parvenus à la Gneisenaustrasse, nous nous arrêtons près d’un bar et sa belle terrasse où trônait un piano.

C’est ici que nous avons poursuivi notre soirée. Un artiste nous a enchanté, au piano, mais également avec sa guitare. Notre dernière soirée berlinoise. Improvisée, certes. Dans un quartier que nous ne connaissions pas et qui nous a paru si accueillant, à l’image de ce séjour à Berlin : parfait de bout en bout. Merci au Markt-Wirtschaft pour ce moment formidable de partage !

Nul doute que nous reviendrons dans cette magnifique ville aux multiples facettes ; Berlin, ville d’Histoire, de Mémoire, de Culture et de modernité.

Le lendemain, le vol retour avec AirBerlin s’est bien passé.

Berlin, Histoire et modernité (2)

Berlin, la suite.

Une suite placée sous le signe de souvenir et de l’admiration.

En arrivant à hauteur d’une place dont nous avons lu le nom : « Bebelplatz », nous n’imaginions pas ce que nous allions y découvrir. En passant, August Bebel (1840-1913) était un dirigeant du Parti social-démocrate d’Allemagne du XIXe siècle, cofondateur du SPD, nous précise Wikipedia.

Sur cette place, le 10 mai 1933, sous l’égide de membres de la SA, des étudiants inféodés aux thèses nazies brûlèrent 20.000 livres « non-allemands » dont on déclamait les noms des auteurs au fur et à mesure, parmi lesquels, entre autres, Karl Marx, Karl Kautsky, Bertolt Brecht, Alfred Döblin, Lion Feuchtwanger, Sigmund Freud, Erich Kästner, Heinrich Mann, Carl von Ossietzky, Erich Maria Remarque, Kurt Tucholsky, Franz Werfel, Arnold Zweig et Stefan Zweig. Plus tard, Goebbels, ministre de la propagande, arriva sur place pour prononcer un discours.

Nous étions sur cette place.

« Là où on brûle des livres, on finit aussi par brûler des hommes. »

Nous avons remarqué, au sol, une plaque carrée transparente. Sous le fort soleil d’août, il nous a fallu un certain temps avant de discerner des rayonnages de bibliothèque. Des rayonnages complètement vides. Un vers de Heinrich Heine est gravé : « Dort, wo man Bücher verbrennt, verbrennt man am Ende auch Menschen«  (« Là où on brûle les livres, on finit par brûler aussi les hommes »). Il s’agit de « La Bibliothèque Engloutie », oeuvre de l’artiste Micha Ullman qui symbolise ce triste événement.

Peu après nous arrivons au numéro 13 de la Stauffenbergstraße. Emplacement du Mémorial de la Résistance allemande. Quel lieu ! En arrivant dans la cour intérieure de cet ensemble imposant, nous voyons cette inscription.

« Ici moururent pour l’Allemagne le 20 juillet 1944 le général Ludwig BECK, le général d’Infanterie Friedrich OLBRICHT, le colonel Claus Conte Schenk Von STAUFFENBERG, le colonel Albrecht Ritter Mertz Von QUIRNHEIM, le lieutenant colonel Werner Von HAEFTEN ».

Il serait trop long d’exposer ici les multiples richesses de ce mémorial. Ne le manquez surtout pas si vous passez à Berlin. Nous avons été si émus, si impressionnés par ces personnages, connus ou inconnus, qui, à leur manière, de près ou de loin, s’étaient engagés, avaient tiré le signal d’alarme. Et il y en a eu ! Johann Georg Elser, par exemple : celui qui avait conçu une bombe munie de deux minuteries à l’occasion d’un discours d’Hitler qui fut malheureusement écourté pour des raisons climatiques (il devait prendre un avion). La bombe souffla littéralement l’endroit. Sept membres du parti nazi seront tués. C’était le 8 novembre 1939. Mais plus largement, quelle émotion ressentie devant toute les évocations de ces Résistantes et Résistants allemands. Je retrouvais Hans et Sophie SCHOLL…

En fin de journée, nous passons à côté d’une inscription particulière, non loin de l’endroit où nous logions.

La nuit tombait sur Berlin.

Berlin, Histoire et modernité (1)

Découvrir Berlin.

Pour y aller, nous avons pris une compagnie allemande Air Berlin pour effectuer le trajet depuis Stuttgart où nous nous trouvions alors. Très bon vol. A la sortie de l’avion, une petite surprise nous attendait…

Oh, les quelques petits jours de notre visite ne nous permettent sans doute pas de dire que nous connaissons parfaitement cette cité incroyable. Mais ce que nous y avons vu restera gravé dans notre mémoire.

Profusion de sentiments, d’impressions ; de la tristesse à l’humour, de l’horreur à l’espérance. L’Histoire moderne semble présente à chaque endroit, dans chaque rue, sur chaque place.

Arrêt 31. Unter den Linden. Voilà où nous sommes arrivés, depuis l’aéroport « Berlin Tegel », dans le Bus TXL qui allait jusqu’à Alexanderplatz.

Unter den Linden, Sous les tilleuls : il s’agit de la célèbre avenue de Berlin. En la remontant, nous sommes parvenus à une immense place baptisée Pariser Platz sur laquelle se trouve la porte de Brandebourg. La fameuse porte de Brandebourg. Nul doute, nous étions bien à Berlin. Et déjà l’Histoire se dresse devant nous.

A l’ouest de cette porte, nous arrivons dans l’immense Tiergarten (Jardin aux animaux) un étonnant parc de plus de 200 hectares en plein centre de Berlin traversé par la rue du 17 Juin. Plus tard, nous découvrons, entre les branches des nombreux arbres, un drapeau européen flottant au vent.

Une aile du palais du Reichstag qui abrite de nos jours le Bundestag depuis le retour des institutions à Berlin en 1999. Le Reichstag affiche, depuis 1916, la devise « Dem Deutschen Volke » (Au peuple allemand).

Plus loin, dans une rue, observant le sol aux nombreux pavés, notre regard est attiré par un reflet particulier, métallique. Situés devant la porte d’un petit immeuble, trois pavés particuliers qui portent des inscriptions. Comme d’innombrables pavés de ce type dans toute l’Allemagne, malheureusement. Témoignage soudain de l’horreur absolue, de la Shoah, terme hébreu qui signifie « anéantissement » (que je préfère largement au terme « holocauste » qui m’a toujours semblé incroyablement inapproprié). Zakhor…

Le Mur de Berlin… Je me souviens fort bien de sa chute dans la nuit du jeudi au vendredi , après tant d’années ; de cette image montrant l’immense Mstislav Rostropovitch qui improvise un concert de violoncelle assis simplement sur une chaise, juste devant ce Mur.

« Mur de la honte » pour les Allemands de l’Ouest et officiellement appelé par le gouvernement est-allemand « mur de protection antifasciste », il est érigé dans la nuit du au par la République démocratique allemande (RDA).(Wikipedia)

On peut trouver plusieurs fragment du Mur à Berlin. Son tracé est à présent symbolisé au sol par une double ligne de pavés qui serpente dans la ville.

Au loin, le (désormais trop) célèbre Checkpoint Charly donne une idée de ce que pouvait être ce drame d’une séparation qui dura si longtemps, qui coûta la vie à tant de personnes. Ainsi, comment comprendre celles et ceux qui se font prendre en photo devant ce Checkpoint arborant des casquettes russes ou américaines en riant de la sorte…

En direction de l’Alexanderplatz, nous découvrons la célèbre Fernsehturm. Etonnante tour de 368 mètres située dans l’ancien Berlin Est : la plus haute construction de la ville, qui fut bâtie proche du mur de Berlin, représentant à l’époque la supériorité de Berlin Est.

Dans la partie est du Tiergarten, nous arrivons à l’imposant Mémorial soviétique qui présente une statue d’un soldat soviétique. Ce monument commémoratif de la Seconde Guerre mondiale a été bâti en mémoire des combattants de l’Armée rouge tombés durant la bataille de Berlin. Elle porte l’inscription suivante : « Gloire éternelle aux héros tombés dans la bataille contre les occupants fascistes allemands pour la liberté et l’indépendance de l’Union soviétique ! ». 2500 soldats reposent dans le cimetière. A ce sujet, relire l’immense écrivain Vassili Grossman (« Carnets de guerre : de Moscou à Berlin », ISBN 2702137660, 9782702137666 – ou les passionnants « Pour une juste cause », ISBN 2825114294, 9782825114292, puis « Vie et Destin », ISBN 2266081446, 9782266081443).

Tiens ! Ca valait bien une photo : un vendeur de hot-dogs « tout en un » : réserve de gaz dans le dos permettant d’alimenter le mini gril devant lui où figurent tous les ingrédients nécessaires sans oublier le parasol qui le protège du soleil. Ingénieux !

Cette première journée se termine. Au loin, dans la nuit naissante, se dresse la Fernsehturm …

Sources :

(*) : Wikipedia

Camerone 2017

J’ai eu, le 30 avril dernier, l’honneur et la joie de pouvoir assister à la cérémonie Camerone 2017, à la « Maison Mère » d’Aubagne.

Le thème de cette année, « Légionnaire, tu es un volontaire », rappelant, aux quelques 9 000 hommes formant aujourd’hui la Légion étrangère, le premier pas de leur engagement à servir.

Empreinte d’un fort symbolisme, cette cérémonie a débuté à 9h30 par l’entrée des troupes sur la Place d’armes. Peu après les officiels, parmi lesquels le Ministre de la Défense d’alors, monsieur Jean-Yves Le Drian qui prononça un magnifique discours. Puis ce fut le moment de l’entrée de la Main du Capitaine Danjou. Le porteur de cette main était cette année le sergent-chef (er) N’Guyen Van Phong, officier de la Légion d’honneur, médaillé militaire, sept fois cité dont trois fois comme supplétif vietnamien au sein du 1°BEP, 2°BEP, 3°CSPL, 4°REI, 13°DBLE et 2°REP. (http://www.legionetrangere.fr).

Comme chaque année, et officiellement depuis 1931, la Légion étrangère honora en 2017 le sacrifice des légionnaires du Capitaine Danjou, glorieusement tombés au Mexique, dans l’hacienda de Camerone. Ce combat s’est déroulé le 30 avril 1863, dans l’accomplissement sacré de la mission qui avait été confiée aux légionnaires : assurer la couverture au profit d’un convoi logistique ravitaillant les unités françaises qui assiégeaient la ville de Puebla.

Ce combat regroupe à lui seul toutes les valeurs fédératrices de la Légion étrangère : le caractère sacré de la mission, la fidélité à la parole donnée ainsi que la communauté de destin choisie et acceptée par les officiers, sous-officiers et légionnaires. Ces trois vertus légionnaires connues de tous, expliquées aux plus jeunes et commentées à chaque occasion constituent le fondement de l’esprit de corps qui nous anime. (http://www.legion-etrangere.com)

Sur le Monument aux morts à Agde (34), commémoratif de la bataille de Camerone, on peut lire :

Ils furent ici moins de soixante
Opposés à toute une armée.
Sa masse les écrasa.
La vie plutôt que le courage
Abandonna ces soldats français
À Camerone le 30 avril 1863

Une cérémonie à vivre, si l’on en a un jour l’occasion.

Lien :

http://www.camerone.legion-etrangere.com

Mémorial Jean Moulin

Au cours d’un récent séjour dans la région lyonnaise, nous avons traversé une commune de Caluire. Plus précisément Caluire-et-Cuire. Instantanément me vint à l’esprit l’image de Jean Moulin. Ainsi que celle de son arrestation.

La maison où eut lieu son arrestation. La voici. Celle du docteur DUGOUJON. C’est donc dans ce cabinet médical que le 21 juin 1943 furent arrêtés Jean Moulin et ses compagnons.

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Morenika, jeune fille brune

Morenika, c’est d’abord une interprétation particulière. Celle de l’immense Avishai COHEN que voici :

Moi, noire et splendide, fille de Jérusalem, comme les tentes de Qédar, comme les tentures de Salomon. (1, 5)

Ne me dévisagez pas, moi, la noirâtre, moi que le soleil a regardée. Les fils de ma mère se sont fâchés contre moi ; ils m’ont mise gardienne des vignes. Mais ma vigne à moi, je ne l’ai pas gardée. (1, 6)

Ces lignes, tirées du Cantique des Cantiques, daté traditionnellement du XIe siècle avant notre Ère, évoque ainsi une fille « noirâtre, que le soleil a regardée ».

C’est vrai qu’elle était belle ; elle était brune. Ses cheveux, sa peau : sombres. La brunette, la « morena ». C’est peut-être dans l’Aragonais qu’elle et les siens vivaient. Une région dont la langue était composée d’un aragonais mâtiné de castillan. Expliquant la terminaison en « ica » du nom qui fut attribué à la belle « Morena » : Morenica.

L’union de Ferdinand II d’Aragon et d’Isabelle de Castille, en 1469, à Valladolid, provoque l’union des deux principaux royaumes de la péninsule, à la base de la création de l’Espagne moderne. Continuer la lecture de « Morenika, jeune fille brune »

Nous accueillons l’équipe olympique des Réfugiés.

« Nous vivons dans un monde de crises, de méfiance et d’incertitudes. Voici notre réponse olympique : Les dix-mille meilleurs athlètes du monde, en compétition les uns face aux autres, vivent pacifiquement ensemble au Village, partageant leurs repas et leurs émotions. Dans cet univers olympique, il y a une loi universelle pour tous. Dans cet univers olympique, nous sommes tous égaux. Dans cet univers olympique, nous voyons que les valeurs partagées par l’Humanité sont plus puissantes que les forces qui veulent nous diviser. Je vous lance un appel, athlètes olympiques : respectez-vous, respectez vous les uns les autres, respectez les valeurs olympiques qui rendent les Jeux Olympiques uniques pour vous et pour le monde entier ».

« Nous vivons dans un monde où l’égoïsme gagne du terrain, où certaines personnes prétendent être supérieures aux autres. Voici notre réponse olympique : Dans l’esprit de la solidarité olympique et avec le plus grand respect, nous accueillons l’équipe olympique des réfugiés. Chers athlètes réfugiés : vous envoyez un message d’espoir aux millions de réfugiés dans le monde. Vous avez dû fuir vos maisons à cause de la violence, la faim, ou juste parce que vous étiez différents. Avec votre grand talent et votre humanité, vous apportez maintenant une belle contribution à la société. Dans cet univers olympique, nous ne faisons pas que tolérer la diversité. Dans cet univers olympique, nous vous accueillons comme un enrichissement de notre « Unité dans la diversité ».

Thomas Bach, président du CIO

Voici l’incroyable accueil qui a été réservé par les nombreux spectateurs à l’Équipe Olympique de Réfugiés, au moment où ces dix athlètes entraient dans le stade Maracana, précédés par la bannière Olympique :

 

Mettons à présent un visage sur chaque nom de ces athlètes et faisons connaissance avec ce qui fut leur histoire, souvent incroyable et tellement dramatique… Continuer la lecture de « Nous accueillons l’équipe olympique des Réfugiés. »

« Et les enfants furent sauvés »

MORIAL organise une conférence le jeudi 28 mai 2015, à 19 heures, à la mairie du 16e arrondissement de Paris, avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et la mairie du 16ème arrondissement de Paris, sur le thème :

« Et les enfants furent sauvés »

Et parmi les sujets abordés au cours de cette conférence figure une histoire qui m’a été racontée par un excellent ami, pas plus tard que le week-end dernier, alors que nous nous étions rendus à la Sainte-Baume. Ce n’était pourtant pas la première fois que je me retrouvais en ces lieux où les beautés naturelles rejoignent les dimensions spirituelles. Le Massif de la Sainte-Baume se présente sous la forme d’une muraille de calcaire s’élevant à plus de 1100 m d’altitude et se développant d’ouest en est sur près de 14 kms de long. La grotte de Sainte-Marie-Madeleine est devenue un lieu de pèlerinage chrétien réputé ; des Dominicains assurent actuellement, en plus de l’accueil à la grotte, la gestion de l’hôtellerie de la Sainte-Baume.

Massif de la Sainte-Baume
Massif de la Sainte-Baume

Revenons à notre histoire (source http://www.morial.fr).

Nous sommes en 1943. Continuer la lecture de « « Et les enfants furent sauvés » »