Coup de coeur : Le « Projet VSSU en Inde »

Il s’agit d’un projet porté par la délégation du Var de l’association AGIRabcd (Association Générale des Intervenants Retraités Actions de Bénévoles pour la Coopération et le Développement) et dont M. Henri PARAT, Ingénieur en économie de l’agriculture, est le principal coordonnateur.

Plus précisément, AGIRabcd est une Organisation Non Gouvernementale (O.N.G.) regroupant des bénévoles retraités et préretraités qui proposent et entreprennent, tant en France qu’à l’étranger, des actions de solidarité mettant à profit leur expérience professionnelle et humaine. Apolitique et non confessionnelle, elle est reconnue Association d’Utilité Publique depuis août 1990 et agréée depuis mars 2008 par le Ministère de l’Education Nationale et le Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports.

Qu’est-ce que le projet VSSU ?…

L’organisation VSSU (acronyme du titre hindi : « Vivekananda Sevakendra O Sishu Uddyan », qui signifie « développement communautaire au moyen de ressources communautaires ») est associée « AGIRabcd Délégation du Var ». VSSU (site web : www.vssu.in), est une Institution de Microfinance (IMF).

Notons que le  Dr. Sasadhar Purkait (photo), président de VSSU, a été  disciple de GANDHI  de 1943 à 1946. Il a la confiance de tous les agriculteurs de la région et le directeur de VSSU est un véritable fils spirituel du président.

Le projet VSSU concerne l’INDE et plus exactement le Bengale Occidental. Continuer la lecture de « Coup de coeur : Le « Projet VSSU en Inde » »

Quoi de neuf, du côté du Kurdistan ?

En juin dernier, nous abordions déjà le sujet des Kurdes et du Kurdistan en évoquant ce film passionnant kurde-irakien : Les Murmures du Vent. « Kurde-irakien » ? Mais pourquoi pas « Kurde » tout court ? Rappelons que le Kurdistan est un état qui n’a pas vraiment d’existence officielle pour l’instant. Les Kurdes sont présents dans plusieurs pays d’une même région : principalement en Turquie, en Iran et en Irak (cf. « Les Murmures du Vent »). Et si l’on se réfère à cette présence kurde, on distingue sur la carte géographique de ce secteur  un contour assez précis qui comprend l’est de la Turquie, le nord-est de la Syrie, le nord et nord-est de l’Irak, ainsi qu’une partie de l’est de l’Iran. Il apparaît de fait une difficulté : lequel de ces pays pourrait-il accepter de consentir à ce qu’une partie de son territoire puisse devenir composante du futur état Kurde ?…

Il se trouve – et c’est un peu la raison de ce nouvel article – que le journal Libération dans son édition du jour (samedi 11 décembre 2010) nous livre ce titre : « Vers un Kurdistan irakien indépendant ? » (source : AFP, Safin Hamed). Il y est fait mention d’un fait intéressant : lors du congrès de son parti politique, le PDK : « Parti Démocratique du Kurdistan » (principale force politique du Kurdistan), l’actuel président de la région autonome du Kurdistan irakien – Massoud Barzani – a mentionné le droit pour les Kurdes à leur autodétermination…

Massoud Barzani (www.cbc.ca)

– «Nous allons soumettre aujourd’hui la question de l’autodétermination aux personnes participant à ce congrès, car nous considérons que nous avons droit à l’autodétermination», a-t-il dit. Cela reviendrait pour l’Irak à accepter de perdre une partie de son territoire national. Depuis une vingtaine d’années, l’Irak consent à ce que la partie à dominante kurde du pays puisse jouir d’un statut particulier, sous la forme d’une assez grande autonomie. C’est dans les années 1970 que l’autonomie est devenue réalité dans le nord du pays (avec les provinces irakiennes d’Erbil, Dohouk et Suleimaniyeh). Cette autonomie du Kurdistan s’est encore renforcée au moment de la guerre du Golfe en 1991. Il existe un Parlement du Kurdistan qui dispose de pouvoirs réels (à l’exception toutefois des Affaires étrangères et de la Défense). Mais entre une « large autonomie » de ce territoire et une « scission » de l’Irak, il y aurait – pourrait-on dire – comme une une marge…

C’est tout de même la première fois qu’un dirigeant Kurde aborde ce sujet de manière aussi claire… Mentionnons qu’à ce congrès du PDK était présent le président de l’Irak, Jalal Talabani, dirigeant de l’UPK (Union Patriotique du Kurdistan) et du premier ministre irakien, Nouri al-Maliki. Précisons que le PDK fait partie du gouvernement actuel irakien. Massoud Barzani est l’un des personnages de premier plan dans ce gouvernement. Il est de plus le fils de Mustafa Barzani qui en 1946 avait proclamé en Iran, à Mahabad, une éphémère république kurde. Les membres du PDK (il seraient 1300) devront s’exprimer sur cette question de l’autodétermination par un vote dont la date n’a pas encore été précisée. Si le PDK et l’UPK forment aujourd’hui la coalition la plus importante au Parlement régional, il ne faut pas oublier que ces deux formations Kurdes se sont opposées très durement durant quatre ans et après 3000 morts (entre 1994 et 1998).

Mais peut-être est-il permis aujourd’hui d’envisager une espérance, celle de voir naître officiellement un Kurdistan indépendant que viendraient rejoindre plus tard d’autres provinces, d’autres pays de la région. Alors, peut-il être permis d’espérer ?…

Liens :

Carte :

FinemachiyaMoché ?

(Où vas-tu Moshé?)

En 1963, après la disparition du roi Mohamed 5, les Juifs fuient clandestinement le Maroc à destination d’Israël et d’autres pays plus sûrs pour eux. Les Juifs de la petite ville de Bejjad, petit village de l’Atlas marocain, s’organisent en secret autour de leur rabbin pour préparer eux aussi ces départs.

Mais un problème se présente… Lorsqu’il apprend le prochain départ de tous les Juifs, Mustapha, le gérant du seul bar tranquille de Bejjad s’inquiète. Un texte de loi permet la vente de boissons alcoolisées uniquement dans le cas où des non-musulmans fréquentent le bar, que les autorités locales prennent pour un endroit de perdition. Le seul Français du village est mourant. Ses jours sont comptés… Et si tous les Juifs du village s’en vont, le bar fermera ! Comment éviter cette fermeture ? En gardant un Juif, par exemple !… L’idée vient de Hassan, le fils de Mustapha, amoureux de Rachel, la fille de Shlomo. L’horloger Shlomo qui enchante ses amis avec son oud et ses chants traditionnels. Ah ! S’il pouvait rester…

Qu’adviendra-t-il du bar de Bejjad ? Continuer la lecture de « FinemachiyaMoché ? »

Shapur Bakhtiar : qui s’en souvient ?…

Shapur Bakhtiar (né en 1914 à Kanarak, un village proche d’Isfahan), écrivain et politologue iranien, et dernier Premier ministre d’Iran sous le règne du Shah Mohammad Reza Pahlavi.

Il obtint son doctorat en Sciences politiques à Paris, à la Sorbonne, en 1939. Toujours opposé au totalitarisme, il participa à la guerre civile espagnole au sein des Brigades internationales contre le général Franco avant de se porter volontaire dans l’Armée française et de combattre contre l’occupation nazie dans le bataillon d’Orléans puis dans la Résistance française.

Il rertourne en Iran en 1946. En 1978, le pouvoir du Shah s’effondre. Bakhtiar sera nommé Premier ministre. La montée de l’ayatollah Khomeini ruina tous les espoirs et le Shah quitta l’iran en janvier 1979. Shapur Bakhtiar le suivra au mois d’avril et dirigera le Mouvement national de la Résistance iranienne. Continuer la lecture de « Shapur Bakhtiar : qui s’en souvient ?… »

« Theroun » – Téhéran

Quel film, les amis !

«Theroun» ou le vrai visage de l’Iran

(…) Autant de contraintes qui ont influencé son travail sur le plan technique. Tournant avec une équipe franco-iranienne réduite et des moyens léger, Nader T. Homayoun a dû s’en tenir à la règle de trois scènes par jour durant environ trois heures de tournage. Des scènes qui étaient immédiatement copiées et enregistrées sur plusieurs disques durs conservés à des endroits différents de la ville. (…) (source : swissinfo.ch)

Une belle émotion que ce film. Quel dépaysement aussi ! Ces vues de Téhéran dès le début, Ibrahim qui mendie un bébé dans les bras, jusqu’à la disparition de ce dernier et la découverte d’un trafic d’enfants… Rythme soutenu, humour, rebondissements, dialogues remarquables : ce film hors normes nous livre un véritable documentaire sur cette ville – que les riches appellent Téhéran et les pauvres, en argot « Theroun ». Continuer la lecture de « « Theroun » – Téhéran »

Après la condamnation d’Aung San Suu Kyi

Je me joins modestement au « tollé international après la condamnation d’Aung San Suu Kyi » (comme l’a écrit Libération).

Un manifestant brandit une photo de la Prix Nobel de la Paix, Aung San Suu Kyi, pour dénoncer sa détention. (Romeo Ranoco / Reuters) (Libération)

Condamnée à 18 mois de résidence surveillée par la junte militaire en place, cela empêchera la leader de l’opposition birmane de se présenter aux prochaines élections de 2010. Quand on se rappelle quel fut l’événement qui provoqua ce nouveau procès (un Américain – John Yettaw – avait réussi bizarrement à nager jusqu’à son domicile, situé au bord d’un lac) il y a fort à parier que cette mascarade ne soit la seule chose que trouva cette junte birmane pour empêcher Aung San Suu Kyi de participer au scrutin parlementaire de 2010…

Précisons que la détentrice du prix Nobel de la paix a déjà été privée de liberté 14 ans (sur les 20 dernières années).

La réaction internationale a pris une telle ampleur (UE, Nations unies par la voix de son secrétaire général Ban Ki-Moon, la Malaisie et l’Asean, le Premier ministre britannique Gordon Brown, les USA avec Hillary Clinton, sans oublier les ONG dont, bien sûr, Amnesty International et la FIDH) que début août, la junte au pouvoir avait ajourné le jugement de l’opposante.

SOS pour Aung San Suu Kyi

Soulignons les actions  – dont celle menée à l’initiative de Jane Birkin -, de l’association Info-Birmanie et du collectif SOS Aung San Suu Kyi : plusieurs artistes demandaient la libération sans condition de l’opposante, « seule Prix Nobel de la paix au monde à être incarcérée » (Libération).

Rappelons pour terminer qu’en 1990 à la tête de la Ligue nationale pour la démocratie (Parti démocrate), Aung San Suu Kyi avait remporté plus de 82 % des voix ! La junte militaire au pouvoir n’avait simplement pas accepté cette réalité-là…

————————
Pour plus d’informations
————————

http://www.info-birmanie.org/

http://janebirkin.net : le site officiel de Jane Birkin qui a écrit une chanson pour Aung San Suu Kyi qui figure dans son dernier album « Enfants d’Hiver »