Deux-mille-quatorze droit devant !

 En 2013, j’ai été ému par la jeune Malala Yousafzai, j’ai été triste d’apprendre la mort d’Ourasi, j’ai suivi les célébrations du cinquantenaire du Traité de l’Elysée, j’ai adoré les séries « Hatufim » et « Ainsi soient-ils » sur ARTE, « Braquo », « Engrenages » et « The Tunnel » sur Canal+ ainsi que « Touch » et « Under the Dome » sur M6, j’ai célébré les vingt-cinq ans de la disparition de Pierre Desproges, j’ai bu de la Guinness, j’ai installé Mavericks et iOS 7, j’ai fêté à distance les vingt ans de la LOLITA et localement la victoire du RCT en HCup ainsi que le trois-centième article de ce blog, j’ai été attristé par le départ d’Alain Mimoun et de Georges Moustaki, je me suis souvenu de l’arrestation de Jean Moulin il y a soixante-dix ans,  j’ai découvert Alison Krauss et Louise Vautour, j’ai retrouvé Diana Krall et Barbara, j’ai été sorbétisé par l’Ecume des Glaces, j’ai lu la BD « Ainsi se tut Zarathoustra », j‘ai vu les films « Les Fils du Vent », « Syngué Sabour », « Après la bataille », « Quartett », « Les Virtuoses » et « La Part des Anges », mais j’ai mal supporté « The Immigrant », j’ai été ému par un whisky suédois, j’ai revu la danse de Rabbi Jacob.

J’ai aussi redécouvert les films « Les Ailes du Désir » et « Subway », j’ai célébré le printemps, j’ai souhaité un joyeux Nowrooz en persan, j’ai adoré « Sur les Epaules de Darwin » de Jean-Claude Ameisen à la radio, j’ai même acheté le livre, j’ai franchi mes 30 ans à l’Education nationale, j’ai donné un coup de mains au Festival « Musique en vacances », j’ai suivi les élections en Iran, je suis allé deux fois en Alsace et une fois à Monaco, j’ai enfin pu assister à « La Flûte enchantée » à l’opéra de Toulon, j’ai assisté au mariage de Christophe et Hervé à La Ciotat, j’ai découvert le génialissime Stéphane de Groodt, j’ai revu les « Tontons flingueurs », je me suis abonné à Libération week-end, j’ai croisé le « Mât de Cocagne » à La-Seyne-sur-mer, j’ai fait mes courses par le Drive, j’ai envisagé de faire raccorder mon piano, je me suis engagé pour les municipales 2014 sur la liste d’union de la Gauche, j’ai serré la main au Recteur d’Académie et à deux Inspecteurs d’Académie différents, j’ai soutenu une thèse de doctorat en Sciences du Langage et j’ai aussi eu un gros rhume. Là, je me repose un peu avant d’attaquer 2014…

Bon bout d’an à toutes et tous ! Et à l’an qué ven !

It’s only mystery

Il y a quelques jours, sur l’une des innombrables chaînes qu’on nous propose aujourd’hui, j’ai eu la surprise de revoir Subway. Ce film réalisé par Luc Besson en 1985. Isabelle Adjani, Christophe Lambert, et cette musique d’Eric Serra… Un passage m’avait particulièrement marqué : celui où l’on découvre le chanteur Arthur Simms interpréter « It’s only mystery ». Quelle séquence !

Arthur Simms connut son plus grand succès avec cette chanson de la BO de Subway. On peut lire de lui qu’il forma, avec son frère John, un duo qui accompagnait Michel Jonasz. La carrière d’Arthur Simms fut brillante, mais si courte : il mourut du Sida en 1987, à l’âge de34 ans (son frère John le rejoindra en 2008).

Dire que j’ai pu voir ce film lors de sa sortie en salle (oui, une chose que les moins de presque trente ans n’ont pas pu connaître), dans un cinéma qui n’existe d’ailleurs plus : c’était celui de Molsheim qui se trouvait alors non loin de la mairie, à la place duquel on trouve depuis un club de remise en forme (doit-on y voir une quelconque relation de cause à effet ?). :0)

Comme le temps passe. Et ces souvenirs qui surgissent au hasard de sollicitations diverses comme un film et une chanson…

It’s only mystery.

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Je n’étais pas seul…

Ce soir, à 18h30, très belle occasion à ne pas manquer au cinéma Lumière : un film iranien, diffusé en avant-première, du réalisateur Asghar Farhadi : « Les enfants de belle ville » ! Quel réalisateur : « Une Séparation » (2011) [Producteur, Réalisateur, Scénariste] ; « A propos d’Eli » (2009) [Chef décorateur, Producteur, Réalisateur, Scénariste] ; « La Fête du feu » (2007). Quel plaisir également de retrouver cette langue (originale sous-titrée en français) et cette magnifique actrice Taraneh Alidoosti. Allons-y !

En arrivant, je me demandais qui se déplacerait pour voir un tel film. Il nous arrive assez régulièrement des films étrangers grâce au dynamisme de la section « Arts et Essais » du cinéma Lumière… Allez, nous serons trois ou quatre au maximum. Comme d’habitude !… Entrons !

– « Salle 1. Droit devant vous ! », me dit-on à la caisse… J’y vais.

Quelques personnes déjà. Tiens ! Et pourquoi pas ? Tant mieux si l’intérêt de ce type de film attire davantage de spectateurs ! Mais à un moment, je réalisais qu’il y avait tout autour de moi vingt ou plutôt trente personnes. Bon, me dis-je, voilà une occasion de réviser mon propre jugement…

Un monsieur s’avance, un micro à la main, avant le démarrage du film. Chouette, me dis-je : en plus une conférence sur l’Iran, la jeunesse iranienne, etc. ! Il prend la parole :

– « Bonsoir à toutes et à tous, je suis très heureux de vous accueillir aujourd’hui. Je constate avec plaisir que nous avons un spectateur payant (trente paires d’yeux se tournent vers moi… Instant furtif d’isolement curieux)… car notre assemblée est composée ce soir de responsables de salles (de cinéma, NDLR) »…

Voilà la cause de la soudaine affluence pour un film d’origine iranienne ! Je me retrouvais en fait dans une séance d’avant-première (le film sera diffusé dès le 11 juillet prochain) ouverte au public mais au milieu d’une foule (enfin, n’exagérons rien) de professionnels du cinéma ou de la culture (j’avais juste devant moi une personne qui m’a dit être de la mairie de La Ciotat, du service de la culture).

Point de conférence à l’horizon, mais un horaire et autres informations pour se retrouver au restaurant après cela et certains parlèrent également d’hôtel. Et le film commença. Sans aucune publicité habituelle ou autres annonces : démarrage direct.

Enfin… Je n’aurais jamais imaginé me retrouver en pareille compagnie. Le film fut très intéressant, et malgré mon petit moment de solitude, je me rendais bien compte que je n’étais pas seul…

Dès le 11 juillet, si vous en avez l’occasion, allez le voir, ce film. Taraneh Alidoosti y est rayonnante. Pour accéder à la bande annonce, rendez-vous sur le site de Memento Films, distributeur de ce film. En voici le synopsis donné sur le site :

Akbar est jeune, il vient d’avoir 18 ans, mais Akbar est condamné à mort. Alors qu’il attend son exécution dans une prison de Téhéran, son meilleur ami et sa sœur vont tenter d’obtenir le pardon du père de sa victime, seul moyen pour lui d’échapper à son destin.