Les Deux Chevaux de Gengis Khan

Chers amis,

Ce fut un très beau film ! Vraiment.

« Les Deux Chevaux de Gengis Khan » nous plongent dans les vertigineux paysages de Mongolie, dans cette langue aux doux accents, dans cette écriture aux formes inconnues et surprenantes…

Une oeuvre magnifique de la réalisatrice Byambasuren Davaa qui avait déjà réalisé « L’Histoire du Chameau qui Pleure » et « Le Chien Jaune de Mongolie ».

« Grand-mère, je pense à votre vieux violon,

Brisé comme notre patrie, divisé comme notre peuple.

C’était votre dernière volonté de lui redonner sa forme ancienne,
d’unir la tête et le corps sur lequel les versets vénérables ont été gravés.

Mon chemin me ramène à la patrie inconnue,
avec l’aide de mon peuple, je l’espère, le tout renaîtra des parties. »

Une chanson qu’on croyait perdue, un violon à tête de cheval détruit ainsi qu’une promesse faite à sa grand-mère conduisent la chanteuse Urna à retourner sur la terre de ses ancêtres, la Mongolie.

Une problématique qui nous permet de suivre Urna dans ses recherches, traversant des paysages sublimes, nous permettant de voir et d’entendre des personnages d’une grande richesse. Mais surtout, il y a cette prise de conscience que représente cette quête d’identité après une certaine révolution culturelle…

Une quête magnifique…

On le voit, le cinéma reste pour ce pays un outil formidable de témoignages. Grâce à la section « Art et Essais », nous avons accès à ce genre de films ici, à La Ciotat, au cinéma Lumière. Nous l’avions déjà vu avec la production iranienne « Theroun » ou le film kurde-irakien « Les Murmures du Vent« .

Il reste à rendre hommage à l’actrice principale interprétant avec tant de justesse ce personnage d’Urna. Cette actrice est Urna Chahar-Tugchi. Elle naquit dans une famille d’éleveurs, dans les prairies de l’Ordos, en Mongolie intérieure, dans une société où la chanson était omniprésente dans la vie quotidienne. Ses premières études musicales lui permirent d’apprendre à jouer du yangqin (instrument de musique chinois à cordes frappées, faisant partie de la famille des cithares sur table), avec un professeur du Conservatoire de musique de Shanghai qui visitait Hohhot, la capitale de la Mongolie intérieure. Puis, à l’âge de 18 ans, elle s’installa en Chine pour étudier au Conservatoire de Shanghai, une étape difficile car elle n’avait aucune notion de chinois. Elle se produit actuellement dans le monde entier, et réside en Bavière, en Allemagne et au Caire, en Egypte. En 2003, elle reçut le prix RUTH en Allemagne décerné au meilleur artiste international.

 

• http://www.jupiter-films.com/ (Site du producteur)

Par Laurent KAROUBY

Sur Twitter : @laurentkarouby

1 commentaire

  1. Oui je l’au vu ce film et vraiment quelle poésie, et quels paysages ! Ces films d’art et d’essais nous donnent souvent de vrais trésors. Super ce cinéma de la ciotat !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Etes-vous humain ? *Captcha loading...

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.