Catégorie : Culture

Et la culture dans tout ça ? Les faits culturels de la ville ou plus largement dans la région ont toute leur place dans ce blog !

  • Sarah Nemtanu, une fabuleuse artiste…

    Née en 1981, Sarah Nemtanu est violoniste. Et quelle violoniste ! Après avoir étudié cet instrument au Conservatoire de Bordeaux où elle obtient une médaille d’or en violon et en musique de chambre, elle intègre le Conservatoire national supérieur de musique de Paris en 1997. Arrivée troisième au prestigieux Concours International Stradivarius en 2001, elle sera nommée l’année suivante premier violon solo de l’Orchestre national de France, avec lequel elle se produit également en soliste. Elle deviendra « révélation soliste instrumental de l’année » lors des Victoires de la Musique Classique 2007. Voilà pour les présentations…

    Mais il nous faut préciser qu’elle est l’une des vedettes principales du magnifique film que nous avions évoqué à l’époque de sa sortie en salle : « Le Concert », de Radu Mihaileanu. Non seulement c’est elle qui a interprété le concerto pour violon et orchestre de Tchaïkovski, mais en plus elle fut chargée de former l’actrice extraordinaire Mélanie Laurent. Durant des mois, la violoniste pédagogue a transformé peu à peu l’actrice en soliste. Visiblement, le résultat obtenu montre la grande qualité des enseignements de Sarah Nemtanu.

    Nous vous proposons ci-dessous de retrouver l’équipe du Concert qui s’exprime à l’occasion de la sortie du film en DVD et Blu-Ray. Nous avons le plaisir d’y entendre Sarah Nemtanu – considérée comme l’une des plus grandes violonistes actuelles – qui nous offre au début de la première partie une interprétation en direct du début de ce fabuleux concerto pour violon de Tchaïkovski. Présentation, en trois parties, tournée à la FNAC Montparnasse, à Paris, le 6 mars 2010. (suite…)

  • Quoi de neuf, du côté du Kurdistan ?

    En juin dernier, nous abordions déjà le sujet des Kurdes et du Kurdistan en évoquant ce film passionnant kurde-irakien : Les Murmures du Vent. « Kurde-irakien » ? Mais pourquoi pas « Kurde » tout court ? Rappelons que le Kurdistan est un état qui n’a pas vraiment d’existence officielle pour l’instant. Les Kurdes sont présents dans plusieurs pays d’une même région : principalement en Turquie, en Iran et en Irak (cf. « Les Murmures du Vent »). Et si l’on se réfère à cette présence kurde, on distingue sur la carte géographique de ce secteur  un contour assez précis qui comprend l’est de la Turquie, le nord-est de la Syrie, le nord et nord-est de l’Irak, ainsi qu’une partie de l’est de l’Iran. Il apparaît de fait une difficulté : lequel de ces pays pourrait-il accepter de consentir à ce qu’une partie de son territoire puisse devenir composante du futur état Kurde ?…

    Il se trouve – et c’est un peu la raison de ce nouvel article – que le journal Libération dans son édition du jour (samedi 11 décembre 2010) nous livre ce titre : « Vers un Kurdistan irakien indépendant ? » (source : AFP, Safin Hamed). Il y est fait mention d’un fait intéressant : lors du congrès de son parti politique, le PDK : « Parti Démocratique du Kurdistan » (principale force politique du Kurdistan), l’actuel président de la région autonome du Kurdistan irakien – Massoud Barzani – a mentionné le droit pour les Kurdes à leur autodétermination…

    Massoud Barzani (www.cbc.ca)

    – «Nous allons soumettre aujourd’hui la question de l’autodétermination aux personnes participant à ce congrès, car nous considérons que nous avons droit à l’autodétermination», a-t-il dit. Cela reviendrait pour l’Irak à accepter de perdre une partie de son territoire national. Depuis une vingtaine d’années, l’Irak consent à ce que la partie à dominante kurde du pays puisse jouir d’un statut particulier, sous la forme d’une assez grande autonomie. C’est dans les années 1970 que l’autonomie est devenue réalité dans le nord du pays (avec les provinces irakiennes d’Erbil, Dohouk et Suleimaniyeh). Cette autonomie du Kurdistan s’est encore renforcée au moment de la guerre du Golfe en 1991. Il existe un Parlement du Kurdistan qui dispose de pouvoirs réels (à l’exception toutefois des Affaires étrangères et de la Défense). Mais entre une « large autonomie » de ce territoire et une « scission » de l’Irak, il y aurait – pourrait-on dire – comme une une marge…

    C’est tout de même la première fois qu’un dirigeant Kurde aborde ce sujet de manière aussi claire… Mentionnons qu’à ce congrès du PDK était présent le président de l’Irak, Jalal Talabani, dirigeant de l’UPK (Union Patriotique du Kurdistan) et du premier ministre irakien, Nouri al-Maliki. Précisons que le PDK fait partie du gouvernement actuel irakien. Massoud Barzani est l’un des personnages de premier plan dans ce gouvernement. Il est de plus le fils de Mustafa Barzani qui en 1946 avait proclamé en Iran, à Mahabad, une éphémère république kurde. Les membres du PDK (il seraient 1300) devront s’exprimer sur cette question de l’autodétermination par un vote dont la date n’a pas encore été précisée. Si le PDK et l’UPK forment aujourd’hui la coalition la plus importante au Parlement régional, il ne faut pas oublier que ces deux formations Kurdes se sont opposées très durement durant quatre ans et après 3000 morts (entre 1994 et 1998).

    Mais peut-être est-il permis aujourd’hui d’envisager une espérance, celle de voir naître officiellement un Kurdistan indépendant que viendraient rejoindre plus tard d’autres provinces, d’autres pays de la région. Alors, peut-il être permis d’espérer ?…

    Liens :

    Carte :

  • Tristesse d’Olympio

    Victor HUGO – Les Rayons Et Les Ombres (1840)

    Les champs n’étaient point noirs, les cieux n’étaient pas mornes.
    Non, le jour rayonnait dans un azur sans bornes
    Sur la terre étendu,
    L’air était plein d’encens et les prés de verdures
    Quand il revit ces lieux où par tant de blessures
    Son coeur s’est répandu !

    L’automne souriait ; les coteaux vers la plaine
    Penchaient leurs bois charmants qui jaunissaient à peine ;
    Le ciel était doré ;
    Et les oiseaux, tournés vers celui que tout nomme,
    Disant peut-être à Dieu quelque chose de l’homme,
    Chantaient leur chant sacré !

    Il voulut tout revoir, l’étang près de la source,
    La masure où l’aumône avait vidé leur bourse,
    Le vieux frêne plié,
    Les retraites d’amour au fond des bois perdues,
    L’arbre où dans les baisers leurs âmes confondues
    Avaient tout oublié ! (suite…)

  • FinemachiyaMoché ?

    (Où vas-tu Moshé?)

    En 1963, après la disparition du roi Mohamed 5, les Juifs fuient clandestinement le Maroc à destination d’Israël et d’autres pays plus sûrs pour eux. Les Juifs de la petite ville de Bejjad, petit village de l’Atlas marocain, s’organisent en secret autour de leur rabbin pour préparer eux aussi ces départs.

    Mais un problème se présente… Lorsqu’il apprend le prochain départ de tous les Juifs, Mustapha, le gérant du seul bar tranquille de Bejjad s’inquiète. Un texte de loi permet la vente de boissons alcoolisées uniquement dans le cas où des non-musulmans fréquentent le bar, que les autorités locales prennent pour un endroit de perdition. Le seul Français du village est mourant. Ses jours sont comptés… Et si tous les Juifs du village s’en vont, le bar fermera ! Comment éviter cette fermeture ? En gardant un Juif, par exemple !… L’idée vient de Hassan, le fils de Mustapha, amoureux de Rachel, la fille de Shlomo. L’horloger Shlomo qui enchante ses amis avec son oud et ses chants traditionnels. Ah ! S’il pouvait rester…

    Qu’adviendra-t-il du bar de Bejjad ? (suite…)

  • Les Murmures du Vent

    LES MURMURES DU VENT

    (Sirta la gal ba)

    Pays : IRAK
    Année de production : 2009
    Date de sortie : 31 MARS 2010
    Genre : COMÉDIE DRAMATIQUE
    Durée : 77 MIN
    Réalisateur : SHAHRAM ALIDI
    Production : TAW FILM
    Acteurs : OMAR CHAWSHIN, MARYAM BOUBANI, FAKHER MOHAMMAD BARZANI, VALID MAROUF JAROU, MOHARAM HOSSEIN GHADER
    Distribution : LES ACACIAS
    Prix SACD, prix Acid-CCAS, prix Ofag-TV5 (Cannes 2009)

    Je me dis tout de même que notre cinéma Lumière de La Ciotat vaut vraiment le détour. Loin des gigantesques complexes à la mode, le cinéma Lumière montre chaque jour qu’il n’a pas vendu son âme au diable du « tout commercial à outrance ». L’existence de cette programmation « Arts et Essais » en témoigne.

    (suite…)

  • Ode à l’Amour

    Intro

    Il y eut temps où je faisais reproche à mon prochain
    Si sa vie n’était pas proche de la mienne
    Mais à présent mon coeur accueille toute forme
    Il est un prairie pour les gazelles?Un cloître pour les moines
    Un temple pour les idoles?Une Kaaba pour le pèlerin
    Les tables de la Thora et le livre du Coran
    Je professe la religion de l’amour et quelle que soit
    La direction que prenne sa monture, cette religion est ma religion et ma foi

    J’ai pu voir qu’le livre de la vie n’était pas seulement composé d’encre et de lettres
    Mon coeur devient blanc comme neige
    Lorsque je goûte les saveurs du je t’aime
    Dans ton jardin les fleurs sont multiples mais l’eau est unique
    Laisse moi me vêtir de ton amour comme d’une tunique
    Laisse moi égrainer le chapelet de mon coeur dans ton souvenir
    Laisse moi crier au monde le parfum de mon désir
    Le ciment de la providence nous lie comme les briques du secret
    J’étais cuivre tu m’as rendu or toi l’Alchimiste de mon coeur
    Toi qui a su gommer mes erreurs
    Tu m’as tendu la main un jour et depuis je suis riche
    En vérité qui est le pauvre, qui est le riche ?
    Je partirais paré des joyaux que tu m’as remis
    N’est-ce-pas toi Sidi qui m’a rendu vivant dans cette vie (bis)

    Refrain(x2) :

    L’amour un océan sans fond, sans rivage
    C’est le secret caché dans le coeur du sage
    De toute éternité tu as lié
    La merveilleuse histoire de l’humanité

    Mon coeur fut transpercé par un rayon de soleil
    Non pas l’étoile qui luit pour tous celle qui les âmes éveillent
    N’est croyant que celui qui aime l’autre comme lui-même
    L’existence est un don mais trop peu de gens s’émerveillent
    Parce que les tenus qu’elle revêt ne sont jamais les mêmes
    Parce que l’apparence ne trompe que ceux qui s’y arrêtent
    J’ai bu le vin de l’Amour les gens se sont changés en frère
    Et me prennent pour fou ceux qui au lieu du coeur ont une pierre
    Verse moi donc une autre coupe que je goutte enfin l’ivresse
    Ce n’est qu’une métaphore pour ceux qui comprennent
    J’ai compris ce qu’était le bien à la lueur de mon coeur
    Et la sincérité seule nous préserve de l’erreur
    Les actes ne valent que par les intentions à chacun selon son but
    Aimer l’autre quoi qu’il en coûte et envers soi mener la lutte
    Dans ma poitrine est enfoui le trésor des justes
    Si y en a pour un partageons y-en a pour tous

    Refrain(x4) :

    L’amour un océan sans fond, sans rivage
    C’est le secret caché dans le coeur du sage
    De toute éternité tu as lié
    La merveilleuse histoire de l’humanité

    Et en vérité Qui est tu toi l’Amour, toi que je cherche tant
    J’ai perçu tant de mirages qui de loin portaient ton nom
    Réponds, tu es le trésor caché, cherché par l’Amant et l’Aimé
    Mais ne le savent que ceux qui de toi sont épris
    Je veux être de ceux dont le visage porte la marque de Ta proximité
    Leurs coeurs gémient et tu les remplis du secret, du miel de cette vie
    Tu brûles et tu soignes à la fois les maux
    Et les mots me maquent pour oser dire
    Que tu es la source de toutes choses
    De toute éternité ces mots sont gravés dans mon coeur
    Je t’aime, je t’aime, je t’aime O Amour
    Sois en sûr comme le soleil et la lune déchirent le ciel
    Au cours de chacun de leur passage
    L’Amour est la couronne des actes
    Fais de moi un Roi pour que je puisse donner le pacte
    Fais de moi un Roi afin que je puisse donner ce pacte

    Refrain(x4) :

    L’amour un océan sans fond, sans rivage
    C’est le secret caché dans le coeur du sage
    De toute éternité tu as lié
    La merveilleuse histoire de l’humanité

    Ce titre est extrait de l’album : Le Face A Face Des Coeurs


    Année de sortie : 2004
    Label :
    Atmosphériques
    Durée totale : 01:06:58

    1. Interview Avec Pascale Clark
    2. Ode A L’amour
    3. Fleurs De Lune
    4. Lettre A Mon Père
    5. Ce Monde Ma Muse 1.0
    6. Noir & Blanc
    7. Traces De Lumière
    8. Pourquoi Avoir Peur
    9. Vivre A Deux
    10. 3 Roses Jaunes
    11. Sur La Place Des Grands Hommes
    12. Le Langage Du Coeur
    13. L’envers & L’endroit
    14. Où Vont Les Rêves
    15. Parfum De Vie
    16. Existentiel

    A propos d’Abd El Malik :

    Abd al Malik est né à Paris d’un père haut fonctionnaire congolais. Entre 1977 et 1981, il vit avec sa famille à Brazzaville. À son retour en France, il grandit dans une cité HLM du quartier du Neuhof à Strasbourg. Après le divorce de ses parents, c’est sa mère seule qui l’élève avec ses six frères et sœurs. Il est entrainé très jeune dans la petite délinquance (vol à la tire et vente de drogue).

    Grâce notamment à une enseignante qui l’oriente vers le collège privé Sainte-Anne à Strasbourg, il poursuit ses études. Il est admis au lycée Notre-Dame des Mineurs, puis intègre l’Université Marc Bloch dans un double cursus philosophie et lettres classiques.

    Il fonde à cette époque avec son grand frère Bilal et son cousin Aissa le groupe de rap N.A.P.. Abd al Malik choisit son nom de scène en référence à son propre nom de naissance. En effet, son prénom « Régis », qui signifie «roi» en latin, se dit «Malik» en arabe.

    (D’après Wikipédia)

    Son site officiel : http://www.abdalmalik.fr/

    Acheter le disque à la FNAC


  • A propos de la langue persane

    La semaine dernière je découvrais le film iranien « Theroun ». Or je me suis aperçu qu’un aspect particulier n’avait pas été abordé. En plus de ces images, de cette histoire, il fallait souligner une autre dimension intéressante : la langue. Ce film était projeté en effet en version originale sous-titrée en français.

    Nous avons donc eu le plaisir rare d’entendre pendant près de 98 minutes le persan tel qu’il est parlé en Iran. Cette langue appelée le farsi est plus proche de nous qu’on pourrait le penser.

    Voici un extrait très complet disponible sur Wikipedia concernant le farsi :

    La langue persane est appelée farsi en Iran.

    Le farsi est parlé en Iran (plus de 70 millions de locuteurs), en Afghanistan (16 millions), au Tadjikistan, au Bahreïn (minorité iranophone) et en Ouzbékistan (minorité tadjik). Il a le statut de langue officielle dans les trois premiers pays cités. (suite…)

  • « Theroun » – Téhéran

    Quel film, les amis !

    «Theroun» ou le vrai visage de l’Iran

    (…) Autant de contraintes qui ont influencé son travail sur le plan technique. Tournant avec une équipe franco-iranienne réduite et des moyens léger, Nader T. Homayoun a dû s’en tenir à la règle de trois scènes par jour durant environ trois heures de tournage. Des scènes qui étaient immédiatement copiées et enregistrées sur plusieurs disques durs conservés à des endroits différents de la ville. (…) (source : swissinfo.ch)

    Une belle émotion que ce film. Quel dépaysement aussi ! Ces vues de Téhéran dès le début, Ibrahim qui mendie un bébé dans les bras, jusqu’à la disparition de ce dernier et la découverte d’un trafic d’enfants… Rythme soutenu, humour, rebondissements, dialogues remarquables : ce film hors normes nous livre un véritable documentaire sur cette ville – que les riches appellent Téhéran et les pauvres, en argot « Theroun ». (suite…)

  • Serait-ce… le printemps ?

    Alors que la rose s’est déployée, non loin une autre s’apprête à voir le jour tandis que le citronnier semble également renaître de ce trop long sommeil hivernal…

    Printemps

    Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire !
    Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,
    Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis !
    Les peupliers, au bord des fleuves endormis,
    Se courbent mollement comme de grandes palmes ;
    L’oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ;
    Il semble que tout rit, et que les arbres verts
    Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers.
    Le jour naît couronné d’une aube fraîche et tendre ;
    Le soir est plein d’amour ; la nuit, on croit entendre,
    A travers l’ombre immense et sous le ciel béni,
    Quelque chose d’heureux chanter dans l’infini.

    Victor HUGO (1802-1885)
    (Recueil : Toute la lyre)

  • Rose again…

    Après avoir sommeillé tout cet hiver et patienté longuement en ce début de printemps qui peine toujours à s’affirmer, elle est enfin sortie.

    Première rose apparue, tache de couleur majestueuse au milieu de la verdure, impression de sagesse.

    Ah ! Quelle force, quelle beauté !

    « Je regarde une rose et je suis apaisé », pensait Victor Hugo.
    Moi aussi…

    (suite…)

  • Célébrons l’Espérance

    Chers amis,

    L’hiver est derrière nous. Avec le printemps nous sentons les jours de rallonger imperceptiblement. La lumière s’affirme. A ce jour, 3 avril, la longueur du jour est de 12h50, soient 770 minutes ! Les ténèbres occupent quant à eux 670 minutes. Le côté obscur est donc minoritaire…

    Suivons la course du soleil qui grandit. Apprécions le moment présent. Car avec le prochain solstice d’été – qui marque comme chacun sait le jour le plus long de l’année – s’engagera la lente descente jusqu’au moment du solstice d’hiver que nous avons atteint dernièrement, le 21 décembre 2010 à 23 h 45 min 42 s.

    Mais alors, rien n’est jamais figé ? L’été il fait beau mais les jours vont décliner, annonçant le retour programmé des ténèbres ; l’hiver nous devrions déprimer or des lumières nous permettent de tenir (Hannouka, Noël, etc) et, le solstice en vue, l’espérance nous gagne de revoir les jours grandir bientôt… A l’instar du ying et du yang, il y a un peu de noir dans le blanc et un peu de blanc dans le noir… Les oppositions complémentaires. Que serait l’un sans l’autre ?…

    Il nous est donc impossible de ranger ces deux pics solsticiaux en deux catégories distinctes l’une de l’autre. Non : car c’est bien d’un cycle dont il s’agit. De même qu’au solstice d’hiver, les jours commencent à croître annonçant le solstice d’été qui lui-même conduira au solstice d’hiver, notre vie n’est sûrement qu’une perpétuelle interaction composée d’inspiration et d’expiration… (suite…)

  • La Rafle

    Le film qui fera date

    Sortie le 10 mars

    Avec Jean Reno, Gad Elmaleh, Mélanie Laurent, Anne Brochet, Sylvie Testud…

    Un film de Roselyne Bosch

    1942. Joseph a onze ans. Et ce matin de Juin, il doit aller à l’école, une étoile Jaune cousue sur sa poitrine… Il reçoit les encouragements d’un voisin brocanteur. Les railleries d’une boulangère.

    Entre bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs comme lui, leurs familles, apprennent la vie dans un Paris occupé, sur la Butte Montmartre, où ils ont trouvé refuge.

    Du moins le croient-ils, jusqu’à ce matin de 16 Juillet 1942, ou leur fragile bonheur bascule…

    Du Vélodrome d’Hiver, où 13 000 raflés sont entassés, au camp de Beaune-La-Rolande, de Vichy à la terrasse du Berghof, La Rafle suit les destins réels des victimes et des bourreaux.

    De ceux qui ont orchestré, de ceux qui ont eu confiance, de ceux qui ont fui, de ceux qui se sont opposés.

    Tous les personnages du film ont existé. Tous les évènements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942.

    Un film dur, qui laissera des traces dans la conscience française. (suite…)

  • La lumière célébrée

    Depuis hier a lieu la fête de ‘Hanoucca (en hébreu : Hag HaHanoukka, « Fête de l’Inauguration »), fête juive d’institution rabbinique, célébrée à partir du 25 Kislev et dure huit jours (du 12 au 19 décembre cette année). Mais à quoi correspond exactement cette fête ? Voici un petit éclairage :

    Nous sommes au deuxième siècle avant l’ère chrétienne. La Judée, qui avait été conquise par Alexandre le Grand, est aux mains des Séleucides. Sa position stratégique au carrefour de l’Asie et de l’Afrique fait d’elle un enjeu vital dans la lutte entre les Ptolémées d’Egypte et les Séleucides gréco-syriens. L’occupant Gréco-Syrien soumit le peuple juif à de nombreux décrets dans le but de l’empêcher de pratiquer la Torah et les Mitsvoth dans l’esprit de sainteté qu’il convient, comme ne plus pratiquer la Brit Mila (la circoncision) et ne plus observer Shabbat.

    Il abusa des Juifs et de leurs biens. C’est de Modine, un petit village de Judée, que le Grand-Prêtre Mattathias va lancer la révolte. Suivi par ses cinq fils dont Judah, qui sera un temps le chef militaire, la rébellion va se propager à travers toute la Judée. Les Syriens envoient des armées de plus en plus nombreuses et puissantes, mais ils sont à chaque fois défaits par les Maccabées qui gagnent de plus en plus de terrain.
    Les Hashmonaïm, parvinrent à défaire un ennemi pourtant largement supérieur en nombre et en équipement.

    (suite…)

  • Napoléon-le-Petit (Victor HUGO)

    Précision : pour retrouver le contexte précis lié à cet article, veuillez vous référer au précédent, intitulé “Résistance ! Défense des collectivités territoriales avec Michel Vauzelle”.

    hugo

    En janvier 1852, Louis-Napoléon Bonaparte — Napoléon III — signe le décret d’expulsion de Victor Hugo qui s’est violemment opposé au coup d’État du 2 décembre 1851.

    Réfugié à Bruxelles, Victor Hugo lui répond en août 1852 par la publication d’un texte de combat intitulé « Napoléon le Petit », l’un des plus brillants pamphlets politiques jamais écrits contre un despote.

    Le livre n’était plus disponible en France depuis une quarantaine d’années, aussi l’universitaire hugolien Jean-Marc Hovasse a-t-il eu la bonne idée de publier chez Actes-Sud une nouvelle édition critique de ce magnifique cri de colère et d’indignation. (Source : http://www.republique-des-lettres.fr).

    Pour certains passages, bien sûr, toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé est purement fortuite et indépendante de notre volonté… Allons !

    (suite…)

  • Internet : 40 ans déjà !…

    Une (petite) Histoire d’Internet…

    Il y a près d’une quinzaine d’années, alors qu’Internet commençait à peine à se démocratiser, je me suis lancé dans l’aventure. Et c’est avec un modem qui ferait rire aujourd’hui que mes premières liaisons furent possibles et que j’ai pu créer mon premier site web, celui de la ligue d’improvisation théâtrale d’Alsace. A l’époque, la connexion internet était coupée entre 8h00 et 17h00 (pour ne pas surcharger la bande passante des entreprises). C’était le début en France. Un démarrage toutefois un peu tardif en comparaison avec d’autres pays européens. La faute au Minitel, dit-on… Vous en souvenez-vous ? ;o)

    J’avais voulu en savoir plus sur ce que l’on appelait alors les « Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication »… Ainsi naquit ce petit dossier sur la naissance d’Internet que je viens de retrouver et que je vous livre en l’état.


     

    A mesure que les télécommunications se sont développées, notre planète s’est entourée d’un maillage hétérogène de réseaux publics ou privés, composés de fils de cuivre classiques, de câbles coaxiaux, de faisceaux hertziens, de liaisons satellites et autres fibres optiques. Ces liens physiques constituent autant de supports différents sur lesquels les informations numériques circulent à des vitesses différentes. Quand elles empruntent le réseau internet, les informations peuvent circuler sur n’importe lequel de ces supports.

    Elles sont mises en paquets sur lesquels sont inscrites les adresses de l’émetteur et du destinataire. Grâce au travail des ordinateurs installés aux points d’intersection des réseaux, les colis d’informations sont routés de manière à éviter les embouteillages ou les coupures de liaison. L’état du réseau détermine donc son itinéraire.

    Internet – Genèse d’un réseau :

    En 1957 naquit l’ARPA le « département des projets avancés » (Advanced Research Project Agency). On pense alors au rêve des campus américains : relier entre elles les universités dont sont issus Vint Cerf et Bob Kahn, les concepteurs du réseau internet. L’ARPA aurait pu nous faire penser à quelques universitaires menant leurs travaux dans les campus américains.

    Mais rapidement, une lettre vint compléter le sigle précédent : l’ARPA devint DARPA. Avec un « D » comme… défense : telle est la vraie nature de ctte organisation : cette agence gère en fait des projets militaires. Il est toujours intéressant de pouvoir disposer d’un réseau informatique, véritable système de communication, susceptible de pouvoir resister à des bombardements nucléaires (la guerre froide était alors d’actualité)…

    En octobre 1969, la firme de consultants Bolt, Beranek et Newman (BBN) (cf. plus bas) – financée par l’ARPA – met au point un nouveau mode de transmission de données par paquets doté de son propre protocole : le Network Control Protocol. Des ordinateurs spécifiquement conçus pour gérer le réseau ont été réalisés. L’un d’eux a été installé, toujours en 1969, à l’université de Californie à Los Angeles (UCLA).

    En 1970, un an plus tard, on établit le premier réseau par paquets aux Etats-Unis, en reliant quatre universités : Stanford (près de la baie de San Fransisco), les universités de Californie à Los Angeles et à Santa Barbara, et enfin celle de l’Utah, à Salt Lake City. L’ARPAnet devenait réalité… Le nombre de connexions allait croître rapidement : 23 en 1971, 111 en 1977.

    Vinton CERF :


    Vint Cerf (ci-contre) effectue la démonstration du lien de l’université de Californie à Los Angeles.

    Ce réseau devint rapidement un outil de communication très actif. En 1972, l’ARPAnet comptait déjà une quarantaine de lieux ou d’instructions interconnectées. On y faisait circuler le courrier électronique et on pouvait également se connecter à distance.

    Robert KAHN :


    Robert KAHN fait la demonstration d’une liaison sur ARPAnet (1972).

    Dès 1968, on comprit que l’ordinateur ne se limitait pas au calcul, mais qu’il pouvait également servir à communiquer… En 1974 fut publié le protocole de communication TCP (Transmission Control Protocol) qui deviendra tout simplement le protocole IP (Internet Protocol).

    Internet venait de naître…

    L’équipe de BBN

    Equipe chargée de réaliser le premier réseau par paquets (photo prise en 1969 dans les laboratoires de l’UCLA). A noter que Robert Kahn sera l’un des auteurs des protocoles d’internet.

    En effet, c’est en 1974 que Vint Cerf et Axel Kahn publièrent le protocole TCP (Transmission Control Protocol) incluant ce qui devait devenir le protocole IP (Internet Protocol) : ils ont aussi créé le terme d’ « internet ». Le principe – très simple – du protocole IP est semblable à celui d’une adresse postale et, comme celle-ci, sa structure permet la création de nouvelles rues et de nouveaux numéros (des adresses « IP »).

    Pour information, le projet ARPANET fut définitivement arrêté par le Département de la Défense américain en 1990…

    Octobre 1969 – Octobre 2009 : que de chemin parcouru… Joyeux anniversaire Internet !

    Octobre