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Culture France Musique

Une symphonie à Orange

Cela faisait des années que je rêvais d’assister à cette symphonie que j’adore par dessus tout. Cette formidable 9e symphonie de Ludwig van Beethoven  op. 125, qui est une symphonie en ré mineur en quatre mouvements pour grand orchestre, solos et chœur mixte, composée de la fin de 1822 à février 1824, créée à Vienne le et dédiée au roi Frédéric-Guillaume III de Prusse. Son finale (25 minutes environ) est aussi long que la Huitième symphonie tout entière ; il introduit des sections chantées sur l’Ode à la joie (Ode an die Freude) de Friedrich von Schiller (nous précise Wikipedia).

C’était il y a quelques mois que nous avions appris (merci BMCAM !) que cette symphonie aux moyens gigantesques était programmée en juillet, dans le cadre des Chorégies d’Orange ! Sans aucune hésitation, les places furent réservées en ligne. Juillet !… Cela nous paraissait si loin à ce moment… Et, en un clin d’oeil, finalement, nous y étions. Comme le temps passe vite, nous sommes-nous dit.

Orange, baignée d’un soleil d’été illuminant ces pierres claires. Devant nous, ce majestueux Théâtre antique. Quel environnement magnifique pour ce concert hors normes ; quel parfait écrin pour ce joyau de la musique classique !

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Culture Musique

L’Opéra « Yevgeny Onegin »

Hier soir, un autre grand moment musical s’est présenté à nous. Il s’agissait de l’opéra de Piotr Ilitch Tchaïkovski « Yevgeny Onegin » (francisé ainsi : Eugène Onéguine).

Nous étions à Aix-en-Provence, au Grand Théâtre de Provence, dans le cadre du Festival d’Aix. Comme j’espérais un jour découvrir cet opéra ! Quel bonheur, donc, de voir de mes yeux et d’entendre de mes oreillles ces scènes lyriques en trois actes et sept tableaux dont le livret fut inspiré par un roman en vers d’Alexandre Sergueïevitch Pouchkine.

Il s’agissait d’un opéra en version concert. Quant aux artistes, nous avions pas moins que les Solistes, le Choeur et l’Orchestre du Bolchoï (Théâtre académique d’Etat de Russie). Quelle qualité ! Autant vocalement que musicalement, nous atteignîmes la perfection.

On trouve l’argument (synopsis) de cet opéra sur cette page de Wikipedia  : http://www.wikiwand.com/fr/Eugène_Onéguine_(opéra)

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Cinéma Culture Divertissement

Victoires d’une Courgette

Une révélation

Je me souviens fort bien de ce jour qui fut celui de cette découverte du film d’animation intitulé « Ma Vie de Courgette ». Si bouleversant. Cette histoire ô combien prenante. Ces personnages si attachants et cette animation réalisée grâce à la technique du « stop-motion ». A y regarder de plus près, on se rend compte que personnes, voitures, maisons et autres détails sont représentés de manière minimaliste, presque naïve ; c’est la vision des enfants que nous voyons. Ces enfants qu’on aimerait ne jamais plus quitter.

Date de sortie : 19 octobre 2016 (1h 06min)

Réalisateur : Claude Barras
Scénariste : Céline Sciamma
D’après l’oeuvre de Gilles Paris
Genres : Animation, Drame
Nationalités : Suisse, Français

L’origine

Quel bonheur d’avoir trouvé ensuite le livre qui fut à l’origine de ce film d’animation : « Autobiographie d’une Courgette », de Gilles PARIS, paru en 2002 chez Plon. Ce roman, réédité à l’occasion de la sortie du film, raconte la vie d’Icare alias Courgette, un jeune garçon de 9 ans qui vit seul avec sa mère alcoolique depuis le jour où son père est parti « faire le tour du monde avec une poule ». Il se cache souvent dans son grenier car c’est le seul endroit où sa mère, qui le bat tout le temps, ne peut monter pour le frapper car elle a une jambe raide depuis un accident de voiture. Au grenier, il joue avec des pommes et regarde le petit voisin qui joue avec les cochons de son père, dans le jardin (...).

Apothéose

Lors de la dernière cérémonie des Césars, le 24 février 2017, quel plaisir de retrouver « Ma Vie de Courgette » plusieurs fois nommé. Et quel bonheur d’apprendre les prix remportés :

César de la Meilleure adaptation (attribué à la scénariste Céline Sciamma)
César du Meilleur film d’animation (attribué à Claude Barras, collaboration au scénario). Le film fut également nommé pour le César de la Meilleure musique originale.

Et puis, il y eut, le 26 février 2017,  une nomination aux Oscars (89e Academy Awards 2017) : Oscar du Meilleur film d’animation (Claude Barras)
Le 04 février 2017, « Ma Vie de Courgette » connut deux nominations, aux « 44e Annie Awards 2017 » :
Meilleur réalisateur pour le cinéma (Claude Barras)
Meilleur film d’animation indépendant (Claude Barras)
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Culture Divertissement Histoire Mémoire

Morenika, jeune fille brune

Morenika, c’est d’abord une interprétation particulière. Celle de l’immense Avishai COHEN que voici :

Moi, noire et splendide, fille de Jérusalem, comme les tentes de Qédar, comme les tentures de Salomon. (1, 5)

Ne me dévisagez pas, moi, la noirâtre, moi que le soleil a regardée. Les fils de ma mère se sont fâchés contre moi ; ils m’ont mise gardienne des vignes. Mais ma vigne à moi, je ne l’ai pas gardée. (1, 6)

Ces lignes, tirées du Cantique des Cantiques, daté traditionnellement du XIe siècle avant notre Ère, évoque ainsi une fille « noirâtre, que le soleil a regardée ».

C’est vrai qu’elle était belle ; elle était brune. Ses cheveux, sa peau : sombres. La brunette, la « morena ». C’est peut-être dans l’Aragonais qu’elle et les siens vivaient. Une région dont la langue était composée d’un aragonais mâtiné de castillan. Expliquant la terminaison en « ica » du nom qui fut attribué à la belle « Morena » : Morenica.

L’union de Ferdinand II d’Aragon et d’Isabelle de Castille, en 1469, à Valladolid, provoque l’union des deux principaux royaumes de la péninsule, à la base de la création de l’Espagne moderne.

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Culture Ecole Rased

Une aventure littéraire particulière

Chers amis,

Tout comme l’année dernière, j’ai conduit cette année un groupe de lecture, dans une autre école cette fois, dont tous les textes étudiés provenaient toujours de grands auteurs de la littérature française ou étrangère. Cette démarche avait déjà été largement abordée par le passé, ici et , par exemple.

Autre école, autre public, donc. Bien sûr, toujours des élèves en difficulté, ils étaient une petite dizaine cette année, et particulièrement en lecture. Nous pointions régulièrement le désintérêt pour ces enfants pour ce domaine en général et des livres en particulier. Nous regrettions aussi l’éloignement de certaines familles, trop nombreuses, avec le travail scolaire.

Cette année, bien plus que la précédente, j’ai pu constater des effets secondaires ô combien profitables autant qu’inespérés.

La passion débordante de ces jeunes élèves de CM1 tout d’abord. Je ne sais par quelle magie ils entraient ainsi spontanément si magnifiquement en résonance avec certains personnages évoqués ou certaines histoires présentées.

La beauté de la langue y fut sans doute pour quelque chose. Je sélectionnais, précisons-le, une petit passage dans chaque ouvrage – entre vingt et trente lignes – qui était un moment emblématique dans le roman mais qui ne représentait pas pour autant une masse de lecture telle que cela pouvait devenir une difficulté supplémentaire pour les élèves. Combien de fois nous étions-nous littéralement extasiés devant la beauté d’une expression rencontrée ou de la tournure d’une phrase relevée. Car nous l’avons croisée, cette beauté des mots. Tous plus magnifiques, plus grands les uns que les autres. Cette langue que l’on ne trouve malheureusement plus – ou à de trop rares exceptions sans doute – dans la littérature dite « de jeunesse ».

Les retours des familles, sans doute, ont eu un effet démultiplicateur que je n’osais espérer, chez ces lecteurs en herbe. Telle maman était ravie que sa fille connaisse l’Île Mystérieuse. Tel papa était vraiment heureux que son fils évoque le Comte de Monte-Cristo, qu’il avait lu plus jeune. Tels grands-parents avaient été tellement émus de savoir que nous avions parlé des Misérables avec leur petite fille. Quelle puissance que ces liens transgénérationnels ! La motivation des élèves grandissait à vue d’oeil, séance après séance. Leur intérêt était de plus en plus palpable. Leur volonté d’apprendre, de connaître, devenait plus forte de jour en jour. Et quand une séance, très exceptionnellement, ne pouvait pas avoir lieu – pour une raison ou une autre – nous frôlions presque la révolution !

Ils furent finalement nombreux à faire la démarche de s’inscrire à la Médiathèque de la ville ou de fréquenter les librairies, pour retrouver « nos » livres – ou en découvrir d’autres. Et quel moment ce fut lorsque, à l’occasion de la dernière séance de l’année, j’avais amené à l’école un livre ancien, un Hetzel de l’époque : L’Île Mystérieuse… Emerveillement garanti ! Ces yeux écarquillés devant ce beau livre, grand, gros, d’un rouge si caractéristique ; cette délicatesse en effleurant de leurs doigts devenus si légers ce papier tellement marqué par le temps, par endroits ; cet étonnement aussi de sentir le parfum particulier de ce livre ancien. Et quel bonheur incroyable ce fut de retrouver dans cet objet d’un autre temps, le passage que nous avions étudié ; avec quelle délectation les élèves se lancèrent spontanément dans une lecture originale si parfaite !

livres

En cette fin d’année je fus ému lorsque ce petit groupe m’annonça que j’étais devenu désormais leur « professeur de littérature ». Et que dire du soin absolu avec lequel les élèves manipulaient leur Cahier de littérature qui contenait chaque texte étudié et que l’on gardera en vue de l’année prochaine. Car nous nous retrouverons avec grand plaisir au CM2 : rendez-vous a d’ores et déjà été pris avec leur future enseignante extrêmement intéressée par ce projet de lecture.

Victor HUGO, Alexandre DUMAS, Jules VERNE, Ernest HEMINGWAY, Marcel PAGNOL et Jonathan SWIFT, je vous remercie. Chers élèves, je vous félicite et vous souhaite de très belles vacances d’été.

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Culture Environnement Humeurs Mémoire

Ode au Printemps

Vous souvenez-vous de la précédente équinoxe ? Celle du 23 septembre dernier ? Quelle que soit l’équinoxe, à cette date le jour et à la nuit ont exactement la même durée. Un phénomène possible grâce à l’alignement parfait du soleil avec l’équateur, il change d’hémisphère céleste. En septembre, la nuit va peu à peu gagner sur le jour (jusqu’au solstice d’hiver) alors qu’en mars, le jour va peu à peu gagner sur la nuit (jusqu’au 21 juin, date du solstice d’été).

Mais ici et maintenant, quel meilleur endroit peut-il y avoir au monde – que dis-je ! dans la galaxie ! – pour partir à la rencontre de ce printemps nouveau, que nos collines ? Ah, le Garlaban en pareille saison ! En route ! Par le chemin de la Treille.

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Culture Divertissement Musique Partage

Connaissez-vous NoNo ?…

Oui ! NoNo, comme le Théâtre NoNo !

Quelle découverte, le Théâtre NoNo !

Quel moment incroyable vécu samedi dernier à l’occasion de la soirée de présentation de la saison 2016-2017 !

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Photo : Théâtre NoNo

En associant la scène et des projections sur grand écran, cet inventaire des futurs spectacles laisse présager une saison passionnante autant que colorée. Dans le décalage permanent, mais sans jamais sombrer dans la vulgarité, toujours dans le respect de l’autre, avec cette ambiance surréaliste, festive et joyeuse. Et cette générosité de tous les instants…

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Cinéma Culture International

Ephraïm l’Ethiopien

Il s’appelle Ephraïm. Ce jeune garçon éthiopien, toujours accompagné de son inséparable brebis, va être confié à des parents éloignés. Mais il s’adapte mal à sa nouvelle vie. Jusqu’au jour où son oncle lui annonce qu’il devra sacrifier l’animal pour le prochain repas de fête. Ephraïm sera prêt à tout pour sauver sa seule amie et rentrer chez lui… (D’après le synopsis de http://www.festival-cannes.com)

Dès les premières images du film « Lamb », nous sommes immédiatement saisis par la beauté – que dis-je ! La splendeur, la magnificence – des paysages qui se déroulaient devant nos yeux étonnés de découvrir ainsi une part de l’Ethiopie. 

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Cuisine Culture Humeurs Iran Partage

Bonne pensée, bonne parole, bonne action (et bonne cuisine)

Mais quelle bonne idée, ce restaurant iranien à Aix-en-Provence ! Un des rares lieux où il est possible de déguster la cuisine Persane. Oui, quelle bonne idée ! Des plats typiques, un choix très fourni, un vrai régal. De délicates épices enchantent nos sens mais ce n’est jamais piquant. Le service est rapide et l’ambiance au beau fixe. Une belle découverte !

La carte
La carte

Au dessus du comptoir se dressait cette représentation : l’Oiseau Vareghna.

oiseauvareghna

Symbole par excellence du Zoroastrisme, l’Oiseau Vareghna représente tout d’abord un homme d’un certain âge, celui de la sagesse. Les ailes nous rappellent de toujours chercher à avancer, à progresser dans la vie.

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Culture Musique

The Famous 1938 Carnegie Hall Jazz Concert

Imaginez un instant sur la même scène Benny Goodman à la clarinette, Gene Krupa aux percussions, Count Basie et Teddy Wilson au piano, Lester Young au saxophone et Lionel Hampton au vibraphone (entre autres)… Et que dire de l’endroit : le Carnegie Hall, cette célèbre « salle de concert new-yorkaise, située à l’angle des 7e avenue et 57e rue, juste au sud de Central Park, dans la circonscription de Manhattan » (nous précise Wikipedia). Car ce rendez-vous a bien eu lieu. Et nul n’a oublié cette extraordinaire nuit du 16 janvier 1938, date du désormais mythique :

CARNEGIE HALL JAZZ CONCERT.

Revenons un instant sur la tenue de ce concert exceptionnel. Oui, exceptionnel. Car à cette époque, Benny Goodman – alors au zénith de sa légendaire carrière – et son équipe firent le pari de hisser le Jazz à un niveau supérieur sur la scène culturelle américaine. Il est dit qu’à l’annonce de cette proposition du Carnegie Hall, Goodman aurait d’abord ri. Mais fort heureusement, ce concert révolutionnaire eut bien lieu dans cette célèbre salle du Carnegie Hall de New York – temple du classique, véritable citadelle de la culture américaine – ce soir-là, et sera même considéré comme étant le concert de Jazz le plus important de l’Histoire…

Benny Goodman mit toute son énergie pour composer une formation qui restera dans les mémoires. Dans son propre groupe il y avait déjà les légendaires Harry James à la trompette, Lionel Hampton au vibraphone et Gene Krupa à la batterie… Précisons que les places se vendirent comme des petits pains, des semaines avant le concert ; et à cette époque, les meilleurs places coûtaient aux alentours de 2,75 $…