Catégorie : Mémoire

  • A propos des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté

    Il fut un temps – pas si lointain, où lorsque qu’étaient évoqués les RASED, nous avions pris pour  habitude de nous attendre au pire. Nous avions déjà évoqué ce sujet ici et . Rappelons à toutes fins utiles que les Réseaux d’aides sont composés de trois personnels spécifiques : un psychologue, un rééducateur (aide à dominante rééducative) et un maître d’adaptation (aide à dominante pédagogique), encore appelé « Maître E ». La destruction de cette structure particulière de l’Education Nationale avait été savamment orchestrée par la précédente équipe gouvernementale. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette funeste entreprise a montré une redoutable efficacité.

    Localement, après une première vague de fermetures de postes en 2007 (un petit rappel « historique » est disponible ici), il nous restait trois psychologues, trois maîtres d’adaptation et deux rééducatrices. Au printemps dernier, nous apprenions la fermeture sèche de tous les postes de rééducateurs du département des Bouches-du-Rhône ainsi que de tous les postes d’adaptation, hormis ceux implantés dans les zones d’Education prioritaire (ce qui était mon cas). Je me retrouvais donc momentanément seul « survivant » spécialisé (hors psychologues) après cette nouvelle vague de massacre, dans la circonscription (La Ciotat, Roquefort-la-Bédoule, Cuges-les-Pins, Cassis). Fort heureusement, vers la mi-juillet, nous apprenions la réactivation des deux postes de maîtres d’adaptation de Cuges-les-Pins et Roquefort-la-Bédoule, qui avaient subi directement les effets de ces nouvelles suppressions. Mais nulle trace, toutefois, de réimplantation de rééducatrices.

    Quelle période…

    Or lundi dernier, le 11 mars, à l’Assemblée Nationale, eut lieu la première séance de la Discussion du projet de loi d’orientation et de programmation pour la Refondation de l’Ecole de la République dont voici trois extraits choisis. Oh, cela ne clarifie pas réellement la question des RASED – loin s’en faut. Mais il est tout de même rassurant de voir que l’on ne nous a pas complètement oubliés…

    M. Vincent Peillon, ministre. (…) C’est d’ailleurs pourquoi nous avons commencé à agir bien avant son élaboration. Aucun gouvernement n’a autant agi pour l’école en si peu de temps. (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.) Dès la rentrée 2012, alors que vous aviez programmé 14 000 suppressions de postes, monsieur Chatel, nous avons créé 1 000 emplois de professeurs des écoles, que vous n’avez d’ailleurs pas refusés dans vos circonscriptions. Près de 300 classes ont été rouvertes en zone rurale, ainsi que 100 postes de réseaux d’aides spécialisées aux enfants en difficulté, ou RASED. Nous avons mis en place 100 conseillers principaux d’éducation, 2 000 assistants d’éducation et 1 500 auxiliaires de vie scolaire individualisés pour accompagner les enfants en situation de handicap. Alors que vous expliquiez à la France entière que nous étions incapables de recruter des professeurs tant vous aviez dévalorisé ce métier, nous avons organisé deux concours, recruté dès cette année 40 000 professeurs et obtenu 50 % d’inscrits en plus aux concours de recrutement des professeurs. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.) (…)

    Mme Marie-George Buffet, députée (Groupe Gauche démocrate et républicaine) :

    (…) Un autre sujet me tient particulièrement à cœur, celui de l’aide aux enfants en difficulté, car il est au cœur de nombreuses mobilisations : je veux parler des RASED. Les amendements adoptés par la commission visent à les conforter. Mais rien n’est dit dans le corps du projet sur les objectifs pédagogiques de ces réseaux et leurs rapports avec « le maître en plus ». Quid de la formation des maîtres spécialisés ? Quid de leur lieu de travail, dans ou à l’extérieur de la classe ? (…)

    Mme Martine Faure, députée (Groupe Socialiste, républicain et citoyen) :

    (…) Ce texte renforce le rôle et les missions de la maternelle. La spécificité pédagogique de cette école des petits. (…) Il met en place le dispositif « plus de maîtres que de classes » : cela ouvrira de nouvelles organisations pédagogiques au sein même de la classe, de l’école et entraînera l’évolution du métier d’enseignant. Ce texte n’oublie pas les RASED : ces réseaux d’aide spécialisés aux élèves en difficulté seront renforcés dans leurs missions en relation avec le dispositif « plus de maîtres que de classes ». (…)

    Pour aller plus loin :

    Le Compte-Rendu intégral de la discussion du projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’Ecole de la République du lundi 11 mars 2013. (Assemblée Nationale)

    Le site de la Fédération Nationale des Associations dede Maîtres E

    Fédération Nationale des Associations des Rééducateurs de l’Éducation Nationale

    Association Française des Psychologues de l’Éducation Nationale

  • Si…

    Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
    ?Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
    Ou, perdre d’un seul coup le gain de cent parties
    Sans un geste et sans un soupir ;

    Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
    Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
    Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
    Pourtant lutter et te défendre ;

    Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
    Travesties par des gueux pour exciter des sots,
    Et d’entendre mentir sur toi leur bouche folle,
    Sans mentir toi-même d’un seul mot ;

    Si tu peux rester digne en étant populaire,
    Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
    Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
    Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

    Si tu sais méditer, observer et connaître
    Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
    Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
    Penser sans n’être qu’un penseur ;

    Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
    Si tu peux être brave et jamais imprudent,
    Si tu sais être bon, si tu sais être sage
    Sans être moral ni pédant ;

    Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
    Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
    Si tu peux conserver ton courage et ta tête
    Quand tous les autres les perdront,

    Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
    Seront à tout jamais tes esclaves soumis
    Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
    Tu seras un Homme, mon fils.

    Rudyard Kipling (1865-1936)

    Rudyard Kipling

     

    Célèbre poème de Rudyard Kipling écrit en 1910, sous le titre original : « If… ».

    Quelle force ! Quelle portée ! Quelle dimension. Un texte en accord parfait avec l’âme.

    Bernard Lavilliers en a fait une très belle interprétation :


    If, de Rudyard Kipling, chanté par Bernard Lavilliers

  • De la fleur à la parole

    Amandier

    Depuis quelques semaines, semblant sortir d’une torpeur hivernale bien trop longue, des milliers de ces petites fleurs d’un blanc immaculé ont garni les branches des amandiers. Premiers signes d’un renouveau tant espéré.

    Mais qui se douterait que dans un vieux texte qui plonge ses racines jusqu’à la Mésopotamie, l’amandier est présent ? Ce récit s’intitule « Histoire et Sagesse d’Ahiqar l’Assyrien ». En marge du texte – véritable roman d’aventure avec ses intrigues, traîtrises, suspens et personnages hauts en couleur – et dont plusieurs versions ont été découvertes, nous trouvons deux séries de maximes de sagesse. Parmi ces maximes, voici ce que nous rapporte la version syriaque :

    « Mon fils, ne te hâte pas de répondre et ne mets pas de jactance dans tes réponses et tes discours, comme l’amandier qui pousse des feuilles et verdoie avant tous les arbres et ne donne ses fruits qu’après tous les autres ; sois comme l’arbre agréable, admirable, doux et plein de saveur, comme le figuier qui incline ses branches, verdoie et pousse des feuilles à la fin, bien que son fruit soit mangé avant tout autre ». (Maxime 10)

    Le même récit a été emprunté dans les Mille et Une Nuits ; nous le retrouvons sous le titre « Sinkarib et ses deux Vizirs ». Et voici ce qu’une autre maxime de sagesse nous livre :

    « L’amandier est de tous les arbres le premier qui se couvre de fleurs, et le dernier qui donne du fruit. Imitez le mûrier, il donne le sien avant la feuille ».

    De la parole aux actes. La personnification concerne la durée qui sépare la floraison (février) et l’apparition du fruit (jusqu’à octobre). Ce temps qui, transposé à la prise de parole, nous met en garde de ne pas répondre avec précipitation sans pour autant tomber dans une attitude arrogante d’une personne imbue d’elle-même, qui cherche à se faire valoir par un ton et des propos suffisants. (Heureusement, il y a le figuier ou le mûrier !)…

    Enfin, le nom hébreu de l’amandier est « shaked », qui signifie “attentif”, “vigilant”.

    Sachant que le fruit de cet arbre est tout de même connu depuis le Paléolithique Supérieur et que l’arbre est cultivé depuis plus de 5 000 ans en Iran, il n’est donc pas étonnant de voir combien il a su faire parler de lui…

    La branche d’amandier

    De l’amandier tige fleurie,
    Symbole, hélas! de la beauté,
    Comme toi, la fleur de la vie
    Fleurit et tombe avant l’été.

    Qu’on la néglige ou qu’on la cueille,
    De nos fronts, des mains de l’Amour,
    Elle s’échappe feuille à feuille,
    Comme nos plaisirs jour à jour!

    Savourons ces courtes délices;
    Disputons-les même au zéphyr,
    Epuisons les riants calices
    De ces parfums qui vont mourir.

    Souvent la beauté fugitive
    Ressemble à la fleur du matin,
    Qui, du front glacé du convive,
    Tombe avant l’heure du festin.

    Un jour tombe, un autre se lève;
    Le printemps va s’évanouir;
    Chaque fleur que le vent enlève
    Nous dit : Hâtez-vous de jouir.

    Et, puisqu’il faut qu’elles périssent,
    Qu’elles périssent sans retour!
    Que ces roses ne se flétrissent
    Que sous les lèvres de l’amour!

    Alphonse de Lamartine, Nouvelles méditations poétiques

  • Cinquante ans…

    50ans

    Heute werden in Berlin die Feierlichkeiten zum 50. Jahrestag des Elysée Vertrages und seiner Errungenschaften begangen.

    Aujourd’hui, click nous sommes ensemble à Berlin pour célébrer les 50 ans du Traité de l’Elysée et ses acquis.

  • 50. Jahrestag des Elysée-Vertrags

    22. Januar 1963 – 22. Januar 2013: Heute feiern wir den 50. Jahrestag des Elysée-Vertrags.

    22 janvier 1963 – 22 janvier 2013 : Aujourd’hui célébrons le Cinquantenaire du Traité de l’Elysée.

    Die Briefmarke wurde von der elsässische Künstler Tomi Ungerer erstellt.
                 Le timbre de commémoration créé par l’artiste alsacien Tomi Ungerer.

    Dieser 22. Januar 1963 wurde die gemeinsame Erklärung der Präsidenten der Französisch Republik und der Bundeskanzler der Bundesrepublik Deutschland statt. Die Zusammenarbeit zwischen den beiden Ländern wurde geplant.

    Ce 22 janvier 1963 eut lieu la déclaration commune du Président de la République française et du Chancelier de la République Fédérale d’Allemagne. La coopération entre les deux pays prenait son envol.

    Sur le site de la Fondation Entente Franco-Allemande figurent ces mots :

    « Die deutsch-französische Zusammenarbeit ist zunächst ein mutiger, weltweit beispielloser Schritt,der eine friedvolle wirtschaftliche und menschliche Kooperation ermöglicht hat. »

    « La coopération franco-allemande est d’abord un acte courageux historique sans exemple dans le monde, qui a conduit à la paix et à la coopération humaine et économique. »

    Eine emblematische Vertreter der deutsch-französischen Beziehungen: Barbara. In seiner Kindheit hatte Barbara sich zu verstecken in Vernichtungslager zu entkommen. Sie wurde im Juli 1964 in Deutschland eingeladen, in ein Theater der Universitätsstadt Göttingen. Barbara ging, wenig begeistert. Und bevor der Empfang gebucht wurde, der Künstler seinen Aufenthalt verlängert und schrieb ein Genuss dieses schöne Lied. Im Jahr 1967 schrieb sie in der deutschen Version von diesem Song.

    Une représentante emblématique de ce lien franco-allemand : Barbara. Celle qui dut se cacher dans son enfance afin d’échapper à l’extermination, fut invitée en juillet 1964 en Allemagne, dans un théâtre de la ville universitaire de Göttingen. Barbara, peu enchantée, s’y rendit. Et devant l’accueil qui fut réservé, l’artiste prolongea son séjour et écrivit sur place d’une traite cette magnifique chanson. En 1967, elle en écrivit la version allemande.

    http://youtu.be/jkwaT2mLrtA

     

    Sehr geehrte deutsche Besucher meines Blogs,
    ich gebe Ihnen meinen aufrichtigsten Freundschaft !

     

     

    Compléments :

    Le Portail de la coopération franco-allemande

    La Fondation Entente Franco-Allemande

    Le déplacement du Président de la République pour le cinquantième anniversaire du Traité de l’Elysée

    Les paroles de la chanson de Barbara Göttingen (version bilingue)

     

  • Au paradis éternel des trotteurs…

    Sa robe était de couleur alezan brûlé. Il naquit le 7 avril 1980 au haras de Saint-Georges, dans l’Eure. Il restera tout simplement le plus grand, le meilleur trotteur de l’Histoire. J’ai nommé Ourasi. A partir de 1985 commença réellement sa brillante carrière. En 1986, il connut vingt-deux victoires ininterrompues. A quatre reprises, ce champion remporta le fameux Prix d’Amérique. A la quatrième victoire de ce Prix, Ourasi était âgé de près de neuf ans. C’était en 1990.

    Le champion avait commencé par la suite une carrière d’étalon au haras d’Aunou-le-Faucon dans l’Orne. Il était retraité depuis 1990 au Haras de Gruchy dans le Calvados.

    Ourasi est parti au paradis éternel des trotteurs aujourd’hui, le 12 janvier 2012.

    On l’appelait « le Roi Fainéant ».

    Pierre Lamy, le directeur du haras qui accueillait le cheval depuis fin 1990 a dit : « C’est un sale jour. Il est mort à 11H00 et a été enterré aussitôt. Il ne mangeait plus depuis quatre jours, ne se couchait plus car il craignait de ne pas pouvoir se relever. Cela faisait plusieurs jours qu’on reculait, qu’on reculait, la décision n’a pas été facile à prendre mais il souffrait et c’était la fin. On a été obligés de l’aider. C’est très, très dur ».
                                                                                               (Source : Equipe.fr – Avec AFP)

    Salut l’Artiste !

  • Halleluyah 1979

    Quels souvenirs !

    C’était il y a près de trente-quatre ans, en 1979 – le 31 mars 1979 exactement – dans la salle du Binyanei Ha’uma de Jérusalem, en Israël, qu’on découvrit cette chanson devenue célèbre depuis. La chanteuse Gali Atari était accompagnée par groupe « Chalav Udvash ». Les israéliens remportèrent une seconde fois le concours avec la chanson « Halleluyah »  !

    [youtube]https://www.youtube.com/watch?v=5cb0h2uZCpM[/youtube] (suite…)

  • Il y a six ans déjà, l’iPhone…

    C’était à la « Macworld San Francisco 2007 Keynote », le 10 janvier 2007.

    "An  iPod, a Phone and an internet communicator...
    
    This is one device. And we have calling it : iPhone !
    
    Today, Apple is going to reinvent the phone".

     Quoi qu’on puisse dire ou penser, nul ne peut nier qu’il y a un « avant » et un « après » iPhone. Apple a bien réinventé le téléphone. Depuis, Steve Jobs, le visionnaire, celui qui avec Steve Wozniak avait créé un jour dans un garage un Apple 1, nous a quittés. Pour mémoire, voici la Keynote de janvier 2007 à San Francisco. Un moment d’émotion certain.

    Six ans déjà…

  • Malala Yousafzai à l’honneur

    Souvenez-vous de Malala…

    Militante des droits de l’Homme au Pakistan, elle est connue pour son combat pour le droit des femmes à l’éducation. Agée de 14 ans, elle survécut miraculeusement, mardi 9 octobre, à une tentative d’assassinat perpétrée par les talibans. « L’un d’eux, qui avait une petite barbe, est monté et à demandé aux enfants laquelle d’entre elles était Malala. Il a tiré trois fois : la première balle a atteint Malala à la tête, la seconde a frappé l’épaule d’une de ses camarades d’école et la troisième a légèrement blessé une autre fille à la jambe ».

    Hospitalisée depuis mi-octobre dans le Queen Elizabeth de Birmingham (centre de l’Angleterre), elle était dans le coma.

    Elle est sortie de l’hôpital début décembre. Heureux hasard du calendrier,  début décembre également nous apprenions que la jeune Malala allait être honorée par le Prix Simone de Beauvoir dont il est dit ceci :

    « Attribué à une personnalité qui incarne les valeurs défendues par Simone de Beauvoir, le prix éponyme dans son édition 2013 est attribué à Malala Yousafzai. Présidé par Josyane Savigneau, avec pour Présidentes d’honneur Julia Kristeva et Sylvie Le Bon de Beauvoir, le jury est composé de personnalités issues du monde des arts et des lettres ».

    Militante pakistanaise pour les droits humains, elle symbolise la lutte pour l’éducation des filles, Malala Yousufzai recevra le prix de 20.000 €
     «Cette année, nous avons des personnalités différentes et représentant les cinq continents. Cette diversité dans la sélection de candidates retenues par le jury démontre à quel point la liberté des femmes  n’est aujourd’hui acquise dans aucun coin du monde», expliquent les organisatrices. 
     Le prix « veut contribuer à mobiliser la solidarité internationale, réaffirmer le droit des femmes dans le monde, garantir la protection de celles qui luttent aujourd’hui au risque de leur vie, et défendre, à leurs côtés, les idéaux d’égalité et de paix », ajoute-t-on dans un communiqué.
     « Symbole de la lutte pour l’éducation des filles », Malala Yousafzai, 15 ans, avait été touchée le 9 octobre à la tête lors d’un attentat ciblé du Mouvement des talibans du Pakistan (TTP), qui a bouleversé des millions de personnes à l’étranger. Elle est actuellement soignée en Grande-Bretagne. La jeune fille s’était fait connaître en 2009 en signant un blog sur le site de la BBC dénonçant les exactions des talibans à Swat (nord-ouest), avant de remporter le premier prix pakistanais pour la paix.
     Depuis sa création par Julia Kristeva en 2008, à l’occasion du centième anniversaire de la naissance de l’écrivaine, le prix Simone de Beauvoir récompense des personnes et des associations qui se battent pour défendre les droits des femmes partout où ils sont menacés.
     Le prix sera remis le 9 janvier 2013 à la Maison de l’Amérique latine à Paris.
    Malala Yousafzai

    Aujourd’hui, mercredi 9 décembre 2012, à la Maison de l’Amérique Latine, à Paris, a eu lieu cette cérémonie, véritable moment d’émotion, en présence de Madame la Ministre Najat Vallaud-Belkacem (ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement) qui remit le prix au père de Malala.

    PeredeMalala_NajatVB

    Source photo : @najatvb

    (suite…)

  • Ondes voyageuses

    Les fêtes de Noël en famille étant maintenant derrière moi, je quittais non sans quelques regrets la terre alsacienne de ma jeunesse, « histoire de reprendre un peu le cours de ma vie »…

    Je démarrais ce jour-là, dans la matinée. La radio diffusait l’émission économique très intéressante d’Alexandra BENSAID. Dehors, il faisait 5°C…

    09h10

    On n'arrête pas l'éco

    On n’arrête pas l’éco

    Pour un plateau de fêtes, c’était un plateau de fêtes : les chroniqueurs se sont rassemblés pour évoquer dans la bonne humeur les pépites économiques de 2012. Livres et films, tout a été rassemblé pour un florilège d’économie à lire et regarder.

    Un peu plus tard, l’émission « Cinéma » :
    10h00

    On aura tout vu

     

     

    On aura tout vu

    Ce fut une spéciale Jean-Pierre Mocky à l’occasion de la sortie du coffret « Mocky sème la zizanie » (Pathé vidéo). Les chroniqueurs ont pu dialoguer avec le grand Jean-Pierre Mocky. Moment d’anthologie.

    J’avance. Contrairement à l’aller, la semaine dernière : pluie, pluie, pluie. Quasiment tout au long du trajet. Epuisant. Angoissant. Contrairement à cet aller, donc, ce coup-ci : soleil, soleil, soleil. De A à Z.

    Petit arrêt.

    Moment de grâce : Jean-Claude AMEISEN. Je suis tout ouïe…

    11h00

    Sur les épaules de Darwin

    Sur les épaules de Darwin

    Un cadeau de nouvel an, par Yohannes Keppler, mathématicien royal. Un cadeau de presque rien, un flocon de neige… Passionnant (comme toujours) !

     Midi. Un autre rendez-vous musical, cette fois :
     
    12h04
    La prochaine fois je vous le chanterai

    La prochaine fois je vous le chanterai

    L’invitée de Philippe Meyer, mammifère omnivore : Annie Cordy. Beau moment.

    13h00
    Le journal de 13h

    Le journal de 13h

    Inter treize – Journal de 13h – Arrêt déjeuner.
    Bon sang ! Mon rendez-vous !
    13h21
    Rendez-vous avec X

    Rendez-vous avec X

    Retour sur le 20 juin 1944 : Jean Zay assassiné par la Milice (1ère diffusion : 22 mai 2004). Quelle histoire. Excellent retour sur ce haut personnage et cette période trouble si clairement exposée.

    Déjà 14h00…
    14h00
    CO2 mon amour

    CO2 mon amour

    Un peu d’air avec Denis Cheissoux qui retrouve le comédien Jean Rochefort dans la nature au milieu de ses chevaux, près de Rambouillet ; avec Jean-Marie Pelt. Excellent moment.

     

    15h00
    Clara et les chics livres

    Clara et les chics livres

     

    Ah ! Clara Dupont-Monod la pétillante comtesse et ses chroniqueurs Alexis Lacroix et Gilles Heuré qui ont reçu ce samedi Nadja pour « Les filles de Montparnasse » (Olivius).

    16h00

    Le grand bain

     

     

    Le grand bain

    Arrêt ravitaillement. Le Grand Bain, Sonia Devillers2012 : Qui les médias ont-ils sacré ou massacré ?

    Paysages de Provence…

    Encore une très belle émission (décidément bravo France Inter) :

    17h00

    La librairie francophone

     

     

    La librairie francophone

    D’Emmanue KHERAD Autour des Prix Littéraires. Avec Jérome Ferrari, Prix Goncourt 2012, Geneviève Damas, Prix des 5 Continents de la Francophonie 2012, ainsi que Scholastique Mukasonga et Bernard Plossu.

    Ah ? Et bien je suis arrivé !

    Merci France Inter pour ces précieuses ondes voyageuses !…

  • Hommage à Louis Aragon

    A l’occasion du trentième anniversaire de la mort d’Aragon (né le 3 octobre 1897 à Neuilly-sur-Seine et mort le 24 décembre 1982 à Paris), voici sans doute l’un des plus beaux textes qui soit ; l’un de ceux que l’on rêverait d’adresser à celle que l’on aime…


     Les Yeux d’Elsa


    Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire 
    J’ai vu tous les soleils y venir se mirer
    S’y jeter à mourir tous les désespérés
    Tes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire

    À l’ombre des oiseaux c’est l’océan troublé
    Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
    L’été taille la nue au tablier des anges
    Le ciel n’est jamais bleu comme il l’est sur les blés

    Les vents chassent en vain les chagrins de l’azur
    Tes yeux plus clairs que lui lorsqu’une larme y luit
    Tes yeux rendent jaloux le ciel d’après la pluie
    Le verre n’est jamais si bleu qu’à sa brisure

    Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
    Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
    Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
    L’iris troué de noir plus bleu d’être endeuillé

    Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
    Par où se reproduit le miracle des Rois
    Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
    Le manteau de Marie accroché dans la crèche

    Une bouche suffit au mois de Mai des mots
    Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
    Trop peu d’un firmament pour des millions d’astres
    Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux

    L’enfant accaparé par les belles images
    Écarquille les siens moins démesurément
    Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
    On dirait que l’averse ouvre des fleurs sauvages

    Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
    Des insectes défont leurs amours violentes
    Je suis pris au filet des étoiles filantes
    Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d’août

    J’ai retiré ce radium de la pechblende
    Et j’ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
    Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
    Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes

    Il advint qu’un beau soir l’univers se brisa
    Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
    Moi je voyais briller au-dessus de la mer
    Les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa 

    Louis Aragon, Les Yeux d’Elsa, 1942

     

  • « Sur le Pont les Artistes » : Spéciale Barbara

    Il y a 15 ans disparaissait Barbara.

    C’est un plateau de choix qui rend hommage ce soir à la grande dame brune, en (ré)interprètant quelques uns de ses grands succès…

    C’est ce que proposait « Sur le Pont les Artistes » dans son émission du samedi 24 novembre 2012 : Spéciale Barbara.

    Une formidable émission. Ecoutez-la, réécoutez-la, et ce, jusqu’au 20 août 2015 à 20h00.

    Merci France Inter, merci Isabelle Dhordain, merci aux différents artistes. A vous d’entendre…

  • Le Sud

    Rien à dire. Rien. Si ce n’est que ce qui suit est magnifique.

  • Les années passent…

    C’est l’année prochaine qu’il sera intéressant de  célébrer ce moment, pour avoir un compte rond. Mais pour une fois que j’y pense à temps, je ne louperai pas l’occasion.

    Dans mes jeunes années, juste après le bac, je m’étais inscrit au concours d’entrée à l’Ecole Normale. Je voulais devenir instituteur. J’affrontais deux écrits, en même temps qu’un nombre incroyable d’autres candidats (deux amphis pleins). Le premier travail était à dominante littéraire, le second à dominante scientifique. Le résultat fut encourageant : j’étais admis pour la suite !

    Cette deuxième étape était composée de plusieurs épreuves (là, nous ne remplissions déjà plus que deux grandes salles). Travaux manuels (réalisation d’un personnage du genre « marionnette » avec le matériel qu’on nous avait demandé d’amener) ; sport : course à pieds (sprint et fond), natation, sports collectifs ; puis chant, musique et expression corporelle. Nouvelle petite attente, quelques jours, puis j’appris mon admissibilité !

    (suite…)