Au fil du Rhône : Vienne, la belle endormie qui n’a pas fini de surprendre

Il y a des villes que l’on traverse sans s’arrêter, bercé par l’autoroute, l’œil attiré une fraction de seconde par une silhouette de cathédrale ou un pont qui enjambe un grand fleuve. Vienne est de celles-là. Et c’est une erreur que l’on ne fait qu’une fois.

Si belle découverte, en ce printemps, mué – durant ce week-end – en un été torride.

Avançant le long du Quai d’Herbouville, un spectacle des plus éblouissants s’offrit à nos yeux. Le Rhône, majestueux, silencieux mais à l’histoire tonitruante, accompagnait des monuments romains, témoins d’un passé flamboyant, nous y reviendrons.

Depuis Saintes-Colombes, dans le département du Rhône, voici quelques images de ce valeureux fleuve.

Un pont enjambant le fleuve…

Parvenus au milieu du pont, voici ce que nous offraient les paysages, d’une part et d’autre de ce dernier :

La traversée de ce pont nous projeta dans un nouveau département : l’Isère, avec la ville de Vienne. Premier édifice visible au loin : la cathédrale Saint-Maurice. Celle-ci se présentait sous de nouvelles couleurs : mettant à l’honneur le célèbre Festival « Jazz à Vienne », ou lorsque le vénérable sacré rencontre une sacrée musique.

Du 25 juin au 11 juillet 2026 — le festival accueillera pas moins de 167 concerts durant 17 jours, dont les trois quarts en accès libre ; avec 19 formations se produisant pour la première fois sur la scène du Théâtre Antique. Le festival accueille environ 200 000 festivaliers à chaque édition, ce qui en fait l’un des événements culturels les plus populaires de France.

Cette année, Jazz à Vienne célèbre le centenaire de la naissance de Miles Davis, figure tutélaire qui accompagnera toute l’édition comme un fil rouge artistique. [Site jazzavienne]

Nous évoquions plus haut la présence romaine, aux abords du Rhône : il s’agissait du Temple d’Auguste et de Livie.

Le site de Vienne-Condrieu nous informe ainsi : « édifié vers 20-10 avant notre Ère, le Temple du forum de Vienne fut dédié au culte de Rome et d’Auguste. Construit en plusieurs phases, ses dimensions font 24m sur 14.25m. Il est reconverti en église à partir du Ve siècle, ce qui permet sa survie jusqu’à nous ».

Rue de la Table-Ronde, ces anciennes constructions :

Nous crûmes, l’espace d’un instant, avoir été projetés, au cœur d’une faille géographique, en Alsace :

Située place du Pilori, anciennement rue de l’Hôpital, il s’agit d’une maison datant du XVe siècle. Nous avons appris que la bâtisse reposait sur de solides fondations en pierre et maçonnerie ; de plus, pour isoler le pan de bois de l’humidité du sol, a été utilisé du solin (joint d’étanchéité).

Voici le Jardin Archéologique de la déesse Cybèle : le vestige d’un quartier de la ville gallo-romaine.

Ce matin, nous reprîmes le même chemin. Et devinez ce qui est apparu au bout de cette petite rue ? Eh oui, le Rhône, qui fait son numéro de « je suis un fleuve géant », comme si ce n’était pas déjà évident.

De retour au quai d’Herboubille : celui-ci comporte une piste cyclable (et pédestre) en site propre. Il s’agit de la ViaRhôna – de Saint-Romain-en-Gal (Vienne), à Sablons – qui permet de pédaler (ou de marcher) durant pas moins de 32,80 km :

Adieu le Rhône, adieu Vienne, adieu l’Isère. Ce séjour fut, à bien des égards, enrichissant, célébrant de si belle manière ces premiers jours qui dispensèrent une incroyable chaleur estivale, véritable préfiguration d’un été à venir.

Vienne se mérite au détour d’une nuit ou d’un week-end. Le Rhône, lui, n’attend pas — mais il sera encore là demain.

Pour aller plus loin :

• Jazz à Vienne :

Jazz à Vienne

JDS

• Temple d’Auguste et de Livie :

Site Vienne-Condrieu

1 réflexion sur “Au fil du Rhône : Vienne, la belle endormie qui n’a pas fini de surprendre”

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