Catégorie : Mémoire

  • Happy birthday, mister Art Blakey !

    Le  11 octobre 1919 naissait à Pittsburgh Art Blakey qui nous a quitté en 1990.

    C’est donc aujourd’hui le jour anniversaire de sa naissance. Il aurait eu 93 ans. Avec son groupe créé dans les années 1950, Art Blakey & The Jazz Messengers sont toujours présents dans l’univers du Jazz dans le monde.

    Ci-après, une vidéo d’Art Blakey & The Jazz Messengers (Blues March) enregistrée en 1989 – un an avant la mort du maître – dans le cadre du Mt. Fuji Jazz Festival ’89 with Blue Note :

    La formation : (suite…)

  • De l’enfant abîmé à l’adulte réussi…

    Dans « le Nouvel Observateur » du 27 septembre, des extraits exclusifs du livre de Boris Cyrulnik, « Sauve-toi, la vie t’appelle ».

    (…) De l’enfant abîmé à l’adulte réussi…

    Depuis trente ans, à travers une vingtaine d’ouvrages, liant recherche fondamentale et expérience clinique, Boris Cyrulnik n’a cessé d’explorer cette notion complexe de « résilience », inventée par la psychologue américaine Emmy Werner, qu’il a été le premier en France à développer et à vulgariser. Résilience?? La capacité de l’être humain, s’il est bien entouré, à reprendre un développement « sain » après avoir été en état d’agonie psychique. Ou comment, à quelles conditions, un enfant abîmé peut-il devenir un adulte réussi?? Ce prodige-là, l’humanité en est capable. Ce n’est pas le moindre mérite de Boris Cyrulnik que de nous le rappeler ici. Et c’est en quoi son histoire, tragiquement exceptionnelle, touche à l’universel. (…) 

    Un dossier extraordinaire à lire dans le Nouvel Obs du 27 septembre :

    http://tempsreel.nouvelobs.com/le-dossier-de-l-obs/20120925.OBS3481/les-lecons-de-vie-de-boris-cyrulnik.html

    Un livre à ne pas manquer…

    http://www.amazon.fr/Sauve-toi-vie-tappelle-Boris-Cyrulnik/dp/2738128629

  • Plus de soixante ans ont passé…

    Etonnante vidéo…

    Dans les années 1950.

    Le président égyptien Gamal Abdel Nasser explique devant une assemblée importante l’entretien qu’il avait eu en 1953 avec les Frères musulmans. Parmi les demandes de ces derniers : le port du voile pour toutes les femmes égyptiennes. Rires de Nasser, rires dans l’assemblée. « Je lui ai répondu que c’était revenir à l’époque où la religion gouvernait et où on ne laissait les femmes sortir qu’à la tombée de la nuit », ajoute Nasser.

    Ceci se passe il y a soixante ans ! N’est-ce pas ahurissant ?… Soixante ans ont passé et qu’observe-t-on de nos jours – que d’aucuns pourraient appeler les « temps modernes » ? De plus en plus de pressions sont exercées sur les femmes de ce pays (entre autres pays). Comment pourraient-elles donc imaginer qu’il y avait soixante ans – plus d’un demi-siècle – leur sort fut incomparablement plus enviable qu’aujourd’hui… De nos jours où l’on a pu voir pour la première fois une Egyptienne présenter le journal à la télévision, voilée intégralement… Aujourd’hui où le voile intégral est brandi par certain-e-s comme symbole de liberté ou d’équilibre… En soixante ans, une pesante nuit est tombée sur ces pratiques. Les mutations de la société égyptienne actuelle le montrent. Triste, pénible obscurantisme.

    Pour toutes ces femmes égyptiennes, et tant d’autres dans le monde dans le même cas, espérons qu’une nouvelle aube puisse bientôt se dessiner à l’horizon de la Laïcité, de la Liberté, et du Respect. Aube de l’Espérance. Une aube que nul voile ne pourrait dissimuler. Première aube avant qu’un grand soleil surgisse, imparable, éblouissant de sa belle, de sa grande, de sa pure lumière, et aille déloger jusque dans les moindres petits recoins de l’Humanité comme dans le coeur des Hommes, les dernières traces d’ombre, d’obscurité, de ténèbres.

  • Une pure horreur

    1942 – 2012 : 70 ans.

    1942 : une année noire pour l’extermination des Juifs d’Europe.

    Quelle cérémonie poignante, aujourd’hui, à la synagogue de la Victoire, à Paris. Les mots avaient une telle puissance. Les larmes versées une telle force.

    Le Grand Rabbin de France Gilles Bernheim a dit : « 70 ans après la Shoah (…), l’antisémitisme renaît un peu partout de ses cendres »…

    « Le premier meurtre d’enfants juifs depuis la Shoah a été perpétré cette année à Toulouse. Nous venons de vivre un tournant grave » a rappelé le Président du Consistoire central israélite de France, Joël Mergui.

    Cérémonie particulière, aussi, car, fin juillet 1942 – soit une quinzaine de jours après l’effroyable événement de la rafle du Vélodrome d’Hiver – cette synagogue de la Victoire avait été vandalisée et profanée par des membres du « parti populaire français »…

    (suite…)

  • Droit de réponse

     Michel POLAC s’en est allé le 7 août 2012 dernier.

    Pour mémoire, revenons une trentaine d’années en arrière, un samedi soir, un certain 11 juin 1982 et voici un gros quart d’heure de son émission emblématique « Droit de réponse ». On y parle de la fin du journal Charlie Hebdo. Observons – avec curiosité pour certains – ce ton si étonnant, ces fumées irréelles, ce fouillis improbable… Retrouvons-y Wolinski, Cavanna, Desproges, Gainsourg (très remonté), Jean-François Kahn, les Starshooters et tant d’autres…

  • Munich 72, quarante ans déjà…

    Les Jeux Olympiques de Munich avaient commencé depuis une semaine, ce 5 septembre 1972. A quatre heures du matin, huit hommes armés s’infiltrent dans le village olympique. Ils gagnent le bloc 31 où dort la délégation israélienne et pénètrent en force dans les appartements.

    Plus jamais ça…

    Les Valeurs olympiques sont là pour nous aider dans cette démarche :

    Les cinq anneaux représentent les cinq continents. Ils sont entrelacés pour indiquer l’universalité de l’Olympisme et la rencontre des athlètes du monde entier au moment des Jeux Olympiques. Pierre de Coubertin en disait :

    «Le drapeau olympique, […], est tout blanc avec, au centre, cinq anneaux enlacés : bleu, jaune, noir, vert, rouge ; […]. Ainsi dessiné, il est symbolique; il représente les cinq parties du monde unies par l’Olympisme et ses six couleurs d’autre part reproduisent celles de tous les drapeaux nationaux qui flottent à travers l’univers de nos jours.» (Coubertin 1931: Textes choisis II, p.470).

    Une devise :

    Citius Altius Fortius (Plus vite, plus haut, plus fort)

    Une maxime :

    L’important dans la vie n’est pas de vaincre mais de lutter.
    L’essentiel n’est pas d’avoir gagné mais de s’être bien battu.

     Excellence, Amitié, Respect.

    Le passé éclaire le présent et l’avenir. Nous n’oubions pas. Mais que nos regards se tournent à présent vers ces valeurs universelles, véritables îlots de Lumière dans notre monde moderne.

  • François HOLLANDE Commémoration du Vel’ d’hiv

     

    « Ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’Etat français. (…) La France, patrie des Lumières et des Droits de l’Homme, terre d’accueil et d’asile, la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable ».

     

    Merci…

  • L’assassinat d’Abraham Lincoln (France Info y était)

    France Info nous replonge dans l’un des évènements les plus dramatiques de l’histoire des Etats-Unis : le guerre de sécession, qui déchira le pays de 1861 à 1865, en opposant les Etats confédérés du Sud aux unionistes du Nord. Nous sommes le 14 avril 1865. Depuis moins d’une semaine, la paix semble acquise. Mais en quelques minutes, les Etats-Unis sont à nouveau au bord du gouffre : un homme a tiré sur le président des Etats-Unis, Abraham Lincoln. Quand l’envoyée spéciale de France Info prend l’antenne, les nouvelles du président sont très préoccupantes…

  • RIP Jon Lord

     

    Jon Lord, claviériste du mythique groupe de rock britannique Deep Purple et coauteur de leur titre le plus célèbre «Smoke on the Water», est décédé à l’âge de 71 ans.

    http://www.dailymotion.com/video/xcujr_deep-purple-smoke-on-the-water_music

  • Le Vél’ d’Hiv’

    Il y a soixante-dix ans –  Déportation de plus de 13.000 Juifs arrêtés à Paris par la police française.

    Aux 50 % des moins de 35 ans, qui devraient méditer cette parole : « Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre » (Winston Churchill)….

    http://www.youtube.com/watch?v=klT_t3mLAU0

    (Extrait du film « Elle s’appelait Sarah » 
    UGC Distribution – 13 octobre 2010)

  • La vie gagnera toujours…

    http://www.youtube.com/watch?v=nCHMCvjvT3U

  • Un petit tour (en images)…

    Souvenir d’un dernier petit voyage à Paris via l’Auvergne…

    (suite…)

  • La Liberté guidant le Peuple

    Image du domaine public - Source : Wikimedia Commons

    Eugène Delacroix (1798-1863)
    Musée du Louvre – Paris

    (…) « Le premier de ces trois hommes était pâle, jeune, grave, avec les lèvres minces et le regard froid. Il avait dans la joue un tic nerveux qui devait le gêner pour sourire. Il était poudré, ganté, brossé, boutonné ; son habit bleu clair ne faisait pas un pli. Il avait une culotte de nankin, des bas blancs, une haute cravate, un jabot plissé, des souliers à boucles d’argent. Les deux autres hommes étaient, l’un, une espèce de géant, l’autre, une espèce de nain.

     Le grand, débraillé dans un vaste habit de drap écarlate, le col nu dans une cravate dénouée tombant plus bas que le jabot, la veste ouverte avec des boutons arrachés, était botté de bottes à revers et avait les cheveux tout hérissés, quoiqu’on y vît un reste de coiffure et d’apprêt ; il y avait de la crinière dans sa perruque. Il avait la petite vérole sur la face, une ride de colère entre les sourcils, le pli de la bonté au coin de la bouche, les lèvres épaisses, les dents grandes, un poing de portefaix, l’oeil éclatant. Le petit était un homme jaune qui, assis, semblait difforme ; il avait la tête renversée en arrière, les yeux injectés de sang, des plaques livides sur le visage, un mouchoir noué sur ses cheveux gras et plats, pas de front, une bouche énorme et terrible. Il avait un pantalon à pied, des pantoufles, un gilet qui semblait avoir été de satin blanc, et par-dessus ce gilet une roule dans les plis de laquelle une ligne dure et droite laissait deviner un poignard. (…)

     Le premier de ces hommes s’appelait Robespierre, le second Danton, le troisième, Marat. »

    Extrait de « Quatre-Vingt-Treize » de Victor Hugo : Le Cabaret de la rue Paon.

  • Un autre 14 juillet

    C’était il y a déjà trente-trois ans, à l’autre bout du monde. En Nouvelle-Zélande, sur le terrain devenu mythique de l’Eden Park, à Auckland, devant 55 000 spectateurs. L’arbitre était John West (IRL)

    Nouvelle Zélande : 2 essais de Stu Wilson (24e) et Mourie (80e) ; 3 pénalités (19e, 41e, 62e) et 1 transformation (80e) de Bevan Wilson.

    France : 4 essais de Gallion (38e), Caussade (40e), Averous (42e), Codroniou (59e) ; 1 pénalité (10e) d’Aguirre ; 1 drop de Caussade (57e), 1 transformation de Caussade (59e)

    Le XV de France, ce 14 juillet 1979 :

    Aguirre (Bagnères),
    Costes (Montferrand),
    Mesny (Grenoble),
    Codorniou (Narbonne),
    Averous (la Voulte) (o)
    Caussade (Lourdes) (m)
    Gallion (Toulon),
    Joinel (Brive),
    Salas (Narbonne),
    Rives (Cap, Toulouse),
    Maleig (Oloron),
    Haget (Biarritz),
    Dubroca (Agen),
    Dintrans (Tarbes),
    Paparemborde (Pau).

    Entraîneur : Jean « Toto » Desclaux

    Nous vous laissons apprécier ces presque dix minutes de bonheur, avec – cerise sur le gâteau – les commentaires du regretté Roger Couderc et de l’excellent Pierre Albaladejo.

  • Ce que nous avons vu…

    Il est des moments où nous comprenons sans effort ce que représente le terme humilité. Cette visite, résolument, en fait partie.

    Ô temps, suspend ton vol, écrivait le poète. Comme il avait vu juste. Le temps était suspendu. Nous étions là, seuls, face à ce que l’Histoire pouvait avoir de plus fort, de plus majestueux à nous livrer. Minuscules devant l’immensité. Conscients que cet instant  restera à jamais gravé dans nos mémoires. Cette escapade à Paris nous avait conduit devant le Panthéon.

    Imposante bâtisse dont l’origine remonte à Louis XV qui avait projeté de construire une église gigantesque à la gloire de Sainte Geneviève. Dans un style néo-classique, la construction sera menée par Soufflot puis, après sa mort, par son plus proche élève. Car il en aura fallu des années pour qu’une telle entreprise soit terminée… Puis les aléas des périodes traversées ont régulièrement modifié la destination de ce monument : entre religieux et républicain. Il faudra attendre le XIXe siècle, en 1885 exactement, avec l’inhumation de Victor Hugo, pour que le Panthéon devienne définitivement ce lieu où la Patrie reconnaissante accueille ces grands Hommes.

    Quelle visite passionnante, livrant les détails étonnants de ces décors peints et sculptés du XIXe siècle, la reconstitution de l’expérience du pendule de Foucault de 1851… (suite…)